Plus de solidarité, c’est ce que l’Afrique attend du sommet de Copenhague (COP15) sur le réchauffement climatique. Prémices de ces négociations, les voix de l’Afrique se sont fait entendre au Forum Mondial du Développement Durable (FMDD), par l’intermédiaire du Premier ministre du Burkina Faso, Tertius Zongo et de son ministre de l’Environnement, Salifou Sawadogo, ainsi que d’Aminata Sidibé Diallo, ancien ministre de l’Education du Mali.
Tertius Zongo, actuel Premier ministre du Burkina Faso, longtemps ambassadeur de son pays aux Etats-Unis, continue d’en appeler à la solidarité des « pays les plus nantis » envers les pays les plus pauvres à l'occasion du sommet de Copenhague, tout comme son ministre de l’Environnement et du cadre de vie, Salifou Sawadogo, qui assure que « la solidarité tant à l’échelle nationale qu’internationale doit être beaucoup plus vécue ». Pour Tertius Zongo, « les pays qui ont le plus bénéficié et qui bénéficient encore de ce qu’il est convenu d’appeler le péril environnemental devront accepter d’en porter largement le coût ». Coût qui devra établit à COP15.
Analphabétisme : un risque de plus pour le climat ?
La solidarité, c’est aussi ce à quoi semble aspirer Aminita Sidibe Diallo, militante écologiste et anciennne ministre de l’Education du Mali. Elle précise que « les attentes des Africains sont très fortes à Copenhague », et demande l’aide des Européens pour entamer une lutte contre les « inégalités écologiques ». Pour elle, l’Afrique souffre d’un double problème : sa géographie qui la place en première ligne des conséquences négatives du réchauffement climatique et l’inconscience du problème du réchauffement qui touche une partie de la population encore analphabète.
Des mesures pour lutter contre le réchauffement en Afrique
Pour Tertius Zongo, l’Afrique, responsable de 4% seulement des émissions totales de gaz à effet de serre, « paiera pourtant le plus lourd tribut » au réchauffement, dans les années à venir. Elle sera confrontée à « des problèmes de pénurie d’eau, de famine et autres catastrophes ». Pour faire face, Tertius Zongo demande, à l’occasion de la préparation de la conférence de Copenhague, que soient maintenus les acquis de la Convention et de Kyoto. Pour lui, des efforts doivent aussi être faits pour permettre le développement des énergies renouvelables en Afrique, au travers d’un soutien financier mais aussi d’un transfert de technologies –un enjeu stratégique – des pays développés vers les pays en développement. Enfin, il souhaite la mise en place d’une agence internationale qui assure la réalité des plans « Climat » et « la tenue au cours de l’année 2010 d’Assises financières africaines en vue de faire émerger les régulations économiques et les compensations indispensables à un développement durable du continent africain ».
Pour Aminata Sidibe Diallo, le réchauffement climatique va sans doute créer des instabilités dans les régions pauvres, qui manqueront d’eau et de terres cultivables. Instabilités qui seront d’autant plus exacerbées si la communauté internationale ne se mobilise pas. Pour elle, ne pas soutenir l’Afrique dans sa lutte contre le réchauffement, c’est s’exposer au risque de voir perdurer déforestation, stress hydriques, perte de la biodiversité, dont les conséquences dépassent largement le cadre régional pour englober l’ensemble de la planète.
Photo : Flickr/sigma delta































ils faut que les pays riche comme la France donne plusieur milliard pour les pays pauvre est(eau,électricité....)