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Elisabeth Badinter vs les « vertes de rage » : votre avis nous intéresse !

Féminisme
  • Posté par Alice Muntz-Portal le 17.02.2010
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Face au grand raz-de-marée médiatique provoqué par Elisabeth Badinter avec la sortie de son livre « Le Conflit. La Femme et la Mère », Greenzer voudrait connaître votre avis, vos commentaires, vos réactions…A vous la plume grâce à cet appel à témoin !

Avant de donner votre avis dans notre appel à témoin, Greenzer.fr vous rappelle les faits.

Elisabeth Badinter : Elisabeth Badinter est philosophe, spécialiste des Lumières, et maître de conférence à l'Ecole polytechnique. Elisabeth Badinter vient de sortir un essai d’actualité « Le conflit – La femme et la mère ». Dans cet ouvrage, la philosophe estime que le statut des femmes a régressé, surtout depuis la crise économique. Les femmes seraient de plus en plus confrontées au « retour à la maison » pour réaliser le seul chef d’œuvre qui leur est donné à réaliser : leur enfant. Redevenir femme au foyer empêche la femme de s’épanouir pour elle-même, d’être autonome et ne facilite pas son retour sur le marché de l’emploi. Ce retour aux fondamentaux est aggravé par une nouvelle idéologie : une sorte de sagesse primitive, qui prône le naturel. Elisabeth Badinter s’attaque à 3 fondamentaux de la mère, comme l’allaitement, les couches jetables, ou la pilule. Le naturel devient un critère du bien qui tourne à l’obsession, la soumission et la régression radicale de la vie féminine. Selon elle, on oppose de plus en plus l’environnement avec la liberté des femmes. Pour la philosophe, le « tout naturel », ou « tout industriel » ne sont pas des victoires : tous les 40 ans, on culpabilise les femmes en leur imposant de nouvelles bonnes manières pour élever l’enfant. En réalité, ce que dénonce Elisabeth Badinter, c’est l’excessivité de l’écologie radicale. Les nouvelles femmes écolos seraient tétanisée par les avancées de la Recherche agissant pour le bien du féminisme, et abuseraient du principe de précaution.

Les Vertes de rage : Face au propos tenus par Elisabeth Badinter, 7 féministes écologistes (rédactrice en chef, journalistes, conseillère information responsable, ou fondatrices de médias écologiques) ont tenu à répondre. Elles dénoncent une prétendue sanctification de la "mère adepte d'une écologie radicale dangereuse". Dans cette lettre ouverte, elles abordent plusieurs thèmes comme les valeurs philosophiques de l’écologie, la place des femmes dans l’emploi et la croissance verte, la responsabilité écologique de nos générations, les risques reconnus des substances chimiques sur notre santé, le féminisme écologique combatif ou encore les désirs sociaux épanouis de la femme écolo.

Qu’en pensez-vous ? Nous attendons vos réactions, commentaires, avis : 

La femme écolo joue-t-elle le jeu de l'anti-féministe ?

Crédits photos : Cyril Plapied/flickr et Jo Jakeman/flickr

 

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    Commentaires
    Tous les commentaires concernant l'article | 32 commentaires
       
      Anonyme (Invité) le 17.02.2010 à 20:09

      Je pense qu'il faut laisser chaque femme choisir sans les faire culpabiliser! pour ma part, je préfère m'épanouir dans ma vie professionnelle qu'allaiter mon enfant et cela ne veut pas dire que je ne l'aime pas ... au contraire!

       
      Alias (Invité) le 17.02.2010 à 21:52

      j'avais déjà entendu parler de ce livre à FranceInfo, il m'horripile!!! J'ai allaité mes 2 enfants pendant respectivement 12 et 9 mois. Je ne l'ai pas fait par pression mais parce que c'est naturel, par conviction. Je ne me suis pas pour autant sentie asservie à mes enfants, au contraire... Et je me suis même mise au couche lavable pour le 2ème et ce pour des raisons économiques... Donc les prorpos de Mme Badinter n'ont pour moi rien à voir avec du féminisme ou de l'anti féminisme mais sont totalement irrespectueux du choix qu'ont fait certaines femmes et qui l'assument très très bien.

       
      Anonyme (Invité) le 17.02.2010 à 22:22

      Je suis femme, mère et cadre. J'aurais aussi pu écrire, je suis cadre, femme et mère ... Je ne suis qu'un individu ayant plusieurs rôles qui cohabitent, alternent et s'entremèlent. Accessoirement, chez nous, c'est couche lavable. La couche lavable s'intègre parfaitement dans le planning de la femme, de la mère et de la cadre : c'est une tâche qui ne sous-entend pas de contrainte horaire et s'intègre parfaitement dans une organisation millimétrée. Mais, je le rappelle, il s'agit d'une décision de couple, et le papa pourrait dans une vision aussi réductrice que celle du féminisme extrémiste de être défini comme "papa maternant" n'ayant pas tenu sa place d'homme viril... Le féminisme devra certainement être redéfini à moins de ressembler au communisme du 21ème siècle...

       
      Bertille (Invité) le 18.02.2010 à 00:58

      Passablement verte de rage pour avoir lu moi aussi les - extrêmement - nombreuses intvws d'Elisabeth B. Sa perception des green women est tout à fait pétrie de caricatures bien éculées et cela nuit vraiment à son propos.
      Toutefois, je trouve que dire qu'être écolo est un progrès pour la condition féminine ne va pas de soi, et je suis donc ravie que le débat soit posé. L'argumentaire des bio-babes leur fait d'ailleurs plutôt justice. Check my blog http://comment-je-suis-devenue-bio.blogspot.com/

       
      Bertille (Invité) le 18.02.2010 à 01:00

      Liberté..Liberté chériiiiieee..
      j'arrive pas à croire que je me la joue la Marseillaise là..
      POur une vraie pensée sans chanson check it out here: http://comment-je-suis-devenue-bio.blogspot.com/

       
      Anonyme (Invité) le 18.02.2010 à 13:14

      Personnellement, je comprends un peu l'opinion d'Elisabeth Badinter, mais si je la trouve extrême. Je pense qu'aujourd'hui on commence à faire culpabiliser les mamans qui travaillent parce qu'elles n'ont pas le temps d'allaiter leur enfant, d'utiliser toutes les méthodes naturelles de la puériculture etc... Je trouve ça bien de faire des gestes écolos quand ils peuvent accompagner notre quotidien de manière pratique, quitte à faire quelques petits sacrifices, mais quand ça devient trop contraignant au niveau du temps, on ne devrait pas culpabiliser de faire comme on peut avec les solutions bien pratiques qu'offrent notre époque!

       
      Elle (Invité) le 18.02.2010 à 15:29

      Peut-être que le problème n'est pas à chercher dans le retour au naturel, mais bien dans les inégalités de genre qui subsistent dans la gestion des tâches dites domestiques?

       
      Régis (Invité) le 18.02.2010 à 23:13

      Quand l'argent, la politique et la philosophie se rejoignent. Il y a deux énormes ficelles dans cette affaire, qui n'ont rien à voir avec de la philosophie ou avec le bien-être des femmes et de leurs enfants.
      1) Nous sommes en pleine période électorale et le PS dont fait partie Badinter, craint l'avancée d'Europe Ecologie. Ringardiser les écolos peut leur retirer quelques voix. Mettre dans le même sac Nathalie Kokiusko-Morizet et Cécile Duflot, cherche à décrédibiliser les écolos.
      2) Elisabeth Badinter, née Bleustein-Blanchet, est une des principales actionnaires du groupe publicitaire Publicis dont elle dirige le conseil de surveillance. Un des plus gros clients de Publicis est Nestlé qui comme on sait a beaucoup de lait maternisé à vendre. Pareil pour les couches-culottes avec la société Pampers…
      Voici un lien sur une bonne analyse parmi bien d'autres:
      http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2764

       
      Farigoule (Invité) le 19.02.2010 à 11:58

      Merci, un grand merci pour votre réaction ! j'ai entendu EB l'autre jour sur Fr Inter et j'ai été atterrée de l'entendre dire que la défense de l'écologie était anti féministe. Où va-t-on si de grandes dames disent des bêtises ???

      www.labedouide.net

       
      Mikela (Invité) le 19.02.2010 à 12:46

      Je suis également "verte de rage" après les propos trop extrêmes d'E.Badinter. Je pense au contraire, qu'aujourd'hui beaucoup de femmes ont honte de vouloir consacrer "et non sacrifier" une partie de leur vie à leurs enfants à cause de l'injonction faite aux femmes "travaille, gagne de l'argent, épanouis-toi au travail, ne fait pas de ménage, n'allaite pas, consomme, etc...". Je voudrais que Mme Badinter aille dire à l'ouvrière d'usine qui déteste son boulot qu'elle doit renoncer au plaisir d'élever ses gosses car c'est régressif. Et qu'aller trimer pour le smic et obéir à des chefs qui la malmènent, est beaucoup plus épanouissant et émancipant pour elle.
      Tout est relatif. Quand on aime son travail, le choix se pose, effectivement, et doit être libre de toute injonction. Mais quand le travail est une souffrance, pourquoi faire honte aux femmes qui, enfin, vont pouvoir faire qlq chose qu'elles aiment. Je trouve que l'on peut réfléchir aussi sur ce point...

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