Face au grand raz-de-marée médiatique provoqué par Elisabeth Badinter avec la sortie de son livre « Le Conflit. La Femme et la Mère », Greenzer voudrait connaître votre avis, vos commentaires, vos réactions…A vous la plume grâce à cet appel à témoin !
Avant de donner votre avis dans notre appel à témoin, Greenzer.fr vous rappelle les faits.
Elisabeth Badinter : Elisabeth Badinter est philosophe, spécialiste des Lumières, et maître de conférence à l'Ecole polytechnique. Elisabeth Badinter vient de sortir un essai d’actualité « Le conflit – La femme et la mère ». Dans cet ouvrage, la philosophe estime que le statut des femmes a régressé, surtout depuis la crise économique. Les femmes seraient de plus en plus confrontées au « retour à la maison » pour réaliser le seul chef d’œuvre qui leur est donné à réaliser : leur enfant. Redevenir femme au foyer empêche la femme de s’épanouir pour elle-même, d’être autonome et ne facilite pas son retour sur le marché de l’emploi. Ce retour aux fondamentaux est aggravé par une nouvelle idéologie : une sorte de sagesse primitive, qui prône le naturel. Elisabeth Badinter s’attaque à 3 fondamentaux de la mère, comme l’allaitement, les couches jetables, ou la pilule. Le naturel devient un critère du bien qui tourne à l’obsession, la soumission et la régression radicale de la vie féminine. Selon elle, on oppose de plus en plus l’environnement avec la liberté des femmes. Pour la philosophe, le « tout naturel », ou « tout industriel » ne sont pas des victoires : tous les 40 ans, on culpabilise les femmes en leur imposant de nouvelles bonnes manières pour élever l’enfant. En réalité, ce que dénonce Elisabeth Badinter, c’est l’excessivité de l’écologie radicale. Les nouvelles femmes écolos seraient tétanisée par les avancées de la Recherche agissant pour le bien du féminisme, et abuseraient du principe de précaution.
Les Vertes de rage : Face au propos tenus par Elisabeth Badinter, 7 féministes écologistes (rédactrice en chef, journalistes, conseillère information responsable, ou fondatrices de médias écologiques) ont tenu à répondre. Elles dénoncent une prétendue sanctification de la "mère adepte d'une écologie radicale dangereuse". Dans cette lettre ouverte, elles abordent plusieurs thèmes comme les valeurs philosophiques de l’écologie, la place des femmes dans l’emploi et la croissance verte, la responsabilité écologique de nos générations, les risques reconnus des substances chimiques sur notre santé, le féminisme écologique combatif ou encore les désirs sociaux épanouis de la femme écolo.
Qu’en pensez-vous ? Nous attendons vos réactions, commentaires, avis :
La femme écolo joue-t-elle le jeu de l'anti-féministe ?
Crédits photos : Cyril Plapied/flickr et Jo Jakeman/flickr









Je pense qu'il faut laisser chaque femme choisir sans les faire culpabiliser! pour ma part, je préfère m'épanouir dans ma vie professionnelle qu'allaiter mon enfant et cela ne veut pas dire que je ne l'aime pas ... au contraire!