Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, s’exprimait hier au Forum mondial du développement durable (FMDD), sur l’opportunité que représente la crise économique de fonder un nouveau modèle de société, français et mondial, à l’aune de nouvelles valeurs, notamment écologiques. Mais gare à la "bulle verte"!
Pour Chantal Jouanno, pas question de recommencer les erreurs du passé, dont les leçons récentes de la crise ne semblent pas « avoir été tirées » par le monde de la finance notamment, a-t-elle affirmé hier au Forum mondial du développement durable (FMDD). Pas question donc de tabler sur une « bulle verte », comme cela avait déjà été fait avec la « bulle internet », avec les conséquences que l’on connaît. « Quant on parle de croissance écologique, il ne faut pas se dire que notre salut viendra des seules éco-technologies ou des seules énergies renouvelables ». Pour Chantal Jouanno, le nouveau moteur de la croissance doit être les valeurs humaines que nous voulons porter.
Repenser le monde à l’aune de nouvelles valeurs
« Ce n’est plus le seul marché qui doit orienter nos décisions, ce sont bien les valeurs que nous voulons porter. Au niveau international aussi », rappelle la secrétaire d'Etat au parterre d'experts, de professionnels et de représentants du monde de l'écologie dont le ministre de l'Ecologie du Burkina Faso, Salifou Sawadogo. Cette crise serait en effet pour Chantal Jouanno, qui se dit optimiste, l’opportunité d’une refonte globale du système. Système qu’il est nécessaire de « repenser à l’aune d’un nouvel indicateur ». Elle fait bien sûr allusion à la révision du PIB, à la suite du rapport Stiglitz, qui prendrait en compte des valeurs telles que le « bien-être », mais pas uniquement : « Il faudra qu’il y ait des indicateurs sur l’état de dégradation de la planète et de l’homme ».
Nouvelles valeurs qu’il est nécessaire de porter sur le scène internationale : « A Copenhague, on se base sur les chiffres, (…) mais on doit aussi se battre sur des principes », ajoute-t-elle avant de parler du plan Justice-Climat proposé par Jean-Louis Borloo et du soutien financier nécessaire des pays industrialisés envers les pays émergents, et victimes des changements climatiques, dont les pays africains et insulaires. On espère que ces paroles ne resteront pas lettre mortes à COP 15 !
La décroissance n’est pas la solution à la crise écologique
« Imaginer que l’on va se sortir de la crise par la décroissance, ça ne marche pas », explique la secrétaire d'Etat, « parce que dans un monde en croissance démographique, il faut des ressources ». Dans son collimateur : les fonds nécessaires au retraitement des déchets, et surtout au traitement de l’eau sale, première cause de mortalité dans le monde. Pour elle, il n’y a pas d’opposition entre écologie et économie. « Sauf effectivement quand on prône un mauvais modèle ».
Photo : Flickr/Richard Ying















Je dit qu'il faudrais donner plus d'argent au pays pauvre (l'afrique.)S'est trop polué (eau)et il non pas électricité.