L'Etat, et Nicolas Sarkozy en tête, soutient les décisions de Total, de ne fermer aucune raffinerie dans les 5 ans. Un signe fort d'une transition qui ne se fait toujours pas vers une économie verte. La politique du maintien de l'"emploi existant" ne devrait-elle pas laisser la place à un soutien en faveur de la croissance verte? Maintien appuyé sur l'assurance d'un vrai reclassement pour les salariés d'industries anciennes ou sinistrées?
La polémique continue d'enfler autour de l'affaire Total, alors que le conflit social se résorbe petit à petit entre Total et ses salariés de Dunkerque. Aucune raffinerie fermée en France pour les 5 ans à venir, un reclassement de tous les salariés… Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Seulement voilà, cette décision de ne fermer aucune raffinerie d’ici 5 ans est un signe fort : celui du frein à la transition écologique, en faveur des énergies renouvelables.
Fuel versus énergies renouvelables?
Ici l’enjeu est certes social, mais il est aussi symbolique. Vers quelle économie du futur l’Etat - en la personne de Nicolas Sarkozy qui est intervenu au cours du règlement du conflit - veut-il aller ? Vers une économie du raffinage et du fuel, ou vers une économie du développement durable et des énergies renouvelables ?
De ce conflit, il est ressorti que l'Etat souhaite conserver sa puissance raffinière. Une volonté politique qui semble en sensible contradiction avec les engagements du Grenelle, et son soutien à la croissance verte. L’Etat ne souhaite-t-il donc pas que la France, déjà en retard dans le domaine, ne devienne une puissance durable ?
Comprendre les fermetures comme d'importantes transitions
Fermer une raffinerie, et toute autre infrastructure ancienne, fait peur aux salariés. Ce qui est légitime. Mais la politique de maintien de « l’emploi existant » freine à la fois l’innovation et la transition vers une économie verte. C’est vers la formation, le reclassement, l’assurance de retrouver un emploi que devrait se concentrer l’Etat et les entreprises. Ce n’est que comme cela qu’une vraie transition sera possible, délaissant les infrastructures du passé au profit de nouvelle, tout en prenant soin des salariés.
Crédit photo: Flickr/vieux bandit














