Mercredi 29 juillet, la secrétaire d’Etat chargée de l’écologie Chantal Jouanno présentait les résultats sur la qualité de l’air dans l’hexagone en 2008. Vous serez donc heureux d’apprendre que l’air que nous avons respiré l’an dernier n’était pas plus pollué que celui de l’année précédente. Tout juste une petite tendance à la baisse du dioxyde de soufre, du monoxyde de carbone et du benzène, accompagnée d’une légère augmentation de la concentration de dioxyde d’azote en sites ruraux. Par contre, l’air que l’on respire actuellement, celui qui préoccupe le citoyen, serait de moins bonne qualité.
Dans son communiqué le ministère confesse que « Les observations sur le 1er semestre 2009 amènent à penser que l’année pourrait enregistrer des dépassements de particules plus nombreux qu’en 2008 ». De plus, si l’année 2008 a enregistré une baisse des particules PM10 (diamètre inférieur à 10μm, elles sont donc inhalables), aucune prévision n’est avancé pour 2009. On sait simplement que deux épisodes ont été constatés en janvier lors desquels les PM10 ont atteint des concentrations jusqu’à 4 fois la valeur limite journalière.
Arrêtons ici les mauvaises nouvelles. L’heure n’est pas à l’achat de masques anti-pollution. On peut même se rassurer en considérant les baisses significatives d’émissions relevées par le ministère avec l’appui technique du Centre Interprofessionnel Technique d’Etudes de la Pollution Atmosphérique (CITEPA) entre 2000 et 2008.
Néanmoins, la pollution de l’air qui reste à des niveaux biens supérieurs à ceux enregistrés en 1990 ainsi que les engagements du Grenelle de l’environnement poussent aujourd’hui à renforcer le système de surveillance de la qualité de l’air. Un dispositif est donc mis en place pour atteindre l’objectif d’une réduction de 30% des particules fines dans l’air, d’ici 2015. Une attention toute particulière sera portée aux particules PM2.5 (diamètre inférieur à 2.5μm). De plus un renouvellement des vieux chauffages à bois domestiques est envisagé. Le bois est une source renouvelable qui devrait constituer 23% des énergies renouvelables utilisées d’ici à 2020. Il serait dommageable qu’une énergie qui nous permet de lutter contre réchauffement climatique nous empoisonne par ses émissions de particules polluantes.
Beaucoup de travail reste donc à fournir sur ce dossier de la qualité de l’air. Bien que nettement moins médiatisé et urgent que le changement climatique, ce sujet qui nécessite une attention constante n’en reste pas moins déterminant.
Crédit Photo : ojbyrne / Flickr














