Les paniers bio suscitant un vrai engouement de la part des consommateurs amateurs de fruits et légumes bio, les AMAP (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne), ont aujourd'hui du mal à répondre à la demande. Et les listes d'attente s'allongent !
On ne peut que saluer l
’engouement qui a suivi la naissance des AMAP en 2001. Aujourd’hui, environ mille associations de ce type ont fleuri en France, dont 134 en région Ile-de-France.
Plusieurs dizaines de milliers de familles se pressent chaque semaine au lieu de rendez-vous pour recevoir leur panier bio et échanger des recettes à base de topinambours, de céleri-rave et courge. Certaines vont jusqu'à l'exploitation pour donner un coup de main à l'agriculteur ou pour partager un pique-nique de fin de saison.
Les dérives d'un concept populaire
Pourtant, la multiplication des AMAP a du mal à suivre l’explosion d’une demande qui ne se cantonne plus seulement aux zones rurales. De plus en plus de Franciliens cherchent eux aussi leur AMAP, et
difficile de trouver de petits agriculteurs bio à moins d’une heure trente de la capitale… Résultat : en Loire-Atlantique par exemple, environ 2 500 familles patientent en
liste d’attente, pour seulement 1 000 bénéficiaires !
Pour faire face à la pénurie de petits agriculteurs,
certains groupes s’ouvrent à l’agriculture conventionnelle, plus gourmande en pesticides et engrais chimiques. L’agriculture conventionnelle rassemble certes plus d’agriculteurs produisant à proximité, mais c’est sans compter l
e lien de solidarité et le souci pour l’environnement inhérents aux AMAP.
Autre dérive des AMAP liée à leur succès : certains maraîchers investissent énormément pour mettre en place une structure permettant de livrer des paniers bio, et se trouvent parfois forcés d’augmenter le prix du panier bio. Et avec une telle demande, ce n’est pas compliqué de trouver des consommateurs prêts à y mettre le prix, surtout en région parisienne. Résultat : les AMAP tendent à se limiter aux initiés qui étaient là les premiers, et aux « bobos » à hauts revenus…
Face à ces difficultés, certaines AMAP redoublent d’inventivité pour éviter d’augmenter les prix. Ainsi, une quinzaine d’amapiens de Marseille ont tombé la chemise et posé nus, dans les serres, avec pour toute protection des légumes de l’AMAP. De quoi vendre un calendrier ludique et rafraîchissant qui devrait permettre à l’association de trouver l’équilibre cette année.
Photo : detached31 / Flickr
Le fait d'avoir des paniers relativement chers n'est pas une dérive. Les AMAP n'ont jamais eu vocation à répondre aux plus petites bourses.
Il faut bien comprendre une chose : Quand on parle AMAP, on parle qualité, et la qualité, que ce soit dans l'alimentaire ou ailleurs, ça se paie!!!
Un point c'est tout.