L’avion solaire, baptisé Solar Impulse, a pris son envol mercredi 7 avril. Inutile de pré-réserver vos billets, l'avion à énergie renouvelable n'en est qu'au stade expérimental. Ce premier vol d’essai marque, néanmoins, un jalon décisif dans l'ambitieux projet d’un tour du monde en avion solaire.
Avec son envergure équivalente à celle d’un Airbus A340 (63,40 mètres) et ses ailes recouvertes de quelques 12000 cellules photovoltaïques, le prototype a donc passé son baptême de l’air en effectuant un vol de deux heures. Equipé de quatre moteurs électriques embarqués, il a bouclé avec succès cette première sortie. Une réussite qui ne doit pas cacher les doutes bien réels qui accompagnaient cette tentative.
Une équipe "préparée, mais face à l'inconnu"
Simulation d’approche de piste, évaluation du comportement en vol, le prototype a passé une batterie de tests en vol et rassuré une équipe projet qui s’estimait "préparée, mais face à l’inconnu", selon les termes du co-fondateur du projet André Borschberg. Aujourd'hui, l'anxiété a laissé place au soulagement et à la joie. La preuve est là, l’avion fonctionnant à l’énergie renouvelable est capable de voler.
Objectif tour du monde
Après 7 ans de travail et de multiples retards dus à la météo, le Solar Impulse a donc finalement déployé ses ailes : une bonne nouvelle, mais pas une finalité. Sous deux ans, le projet doit aboutir à un vol autour du monde en 5 étapes. Pour y parvenir, l’avion doit encore démontrer sa capacité à fonctionner sans discontinuité sur de longues durées. Un défi qui suppose que l’avion possède suffisamment d’énergie pour effectuer un vol de nuit avant de pouvoir recharger ses batteries lithium-polymère aux premières lueurs du jour. L'équipe projet se donne encore deux ans pour être au point. Un délais qui laisse entrevoir de nombreuses nuits blanches aux ingénieurs impliqués.














