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Réactions des Greenz'onautes sur le livre d'Elisabeth Badinter !

elisabeth badinter
  • Posté par Alice Muntz-Portal le 25.02.2010
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Retrouvez vos commentaires, réactions, et vos avis concernant le livre d'Elisabeth Badinter «Le Conflit. La Femme et la Mère».

« Pour faire une critique honnête et constructive, encore faudrait-il lire l'ouvrage de Madame Badinter...Les quelques journalistes que j'ai entendu ne l'avaient pas fait ! », nous confie Dorine. Chez Greenzer.fr, nous n’avons pas voulu faire une critique subjective et partiale du livre d'Elisabeth Badinter. Après avoir rappelé les propos d’Elisabeth Badinter et des « vertes de rage », nous avons préféré vous laisser la parole.

Comme pour tout débat, vos avis divergent. Voici quelques-uns de vos commentaires. Merci encore à toutes et tous pour vos argumentations très intéressantes.

Quand les femmes « actives et écolo » prennent le parti des vertes de rage…

Concilier vie de femme active et vie de femme écolo ne semble pas incompatible. « Je suis femme, mère et cadre. J'aurais aussi pu écrire, je suis cadre, femme et mère ... Je ne suis qu'un individu ayant plusieurs rôles qui cohabitent, alternent et s'entremêlent. Accessoirement, chez nous, c'est couche lavable. La couche lavable s'intègre parfaitement dans le planning de la femme, de la mère et de la cadre : c'est une tâche qui ne sous-entend pas de contrainte horaire et s'intègre parfaitement dans une organisation millimétrée. [] » nous indique une de nos lectrice.

Claude nous avoue, aussi, que le choix d’être une « femme écolo » n’est pas toujours facile à imposer. « Il a fallu que je me batte pour allaiter à la maternité. [] Je ne me suis jamais sentie aliénée, au contraire ça me donnait la liberté. [] C'était notre choix de vie. [] Je ne vois pas en quoi avoir allaité mes enfants me rend moins féministe. Je précise que j'ai travaillé pendant 12 ans dans la bio et les femmes y ont une plus grande place qu'ailleurs, dans l'agriculture, ou la production et le commerce. Arrêtons d'opposer les gens les uns aux autres. »

 Bertille, comme d'autres internautes, déplore les caricatures. « [] Sa perception des green women est tout à fait pétrie de caricatures bien éculées et cela nuit vraiment à son propos. Toutefois, je trouve que dire qu'être écolo est un progrès pour la condition féminine ne va pas de soi, et je suis donc ravie que le débat soit posé. L'argumentaire des bio-babes leur fait d'ailleurs plutôt justice. »

...d'autres prônent surtout une liberté de choix de vie.

Contrairement à Elisabeth Badinter, d'autres quinquagénaires sont plus modérées et compréhensives « J'ai 56 ans et c'est vrai qu'en voyant ma fille revenir aux couches lavables et aux légumes cuisinés maison, je me demandais où sont partis nos "acquis" d'il y a 30 ans []. Finalement c'est un retour aux choses plus vraies et c'est pas plus mal. Elisabeth Badinter se trompe en indiquant qu'on pousse les femmes à ce nouveau mode de vie, c'est leur choix ! » .

En réalité, le choix doit pouvoir se faire dans les deux sens, selon l'envie d'être écolo...ou pas ! : « [] Je travaille dans le monde du bio et je peux vous dire pour la vivre au quotidien que la pression pour l'allaitement est très présente et que la place de la mère à la maison n'est pas un mythe : alors oui à celles qui veulent allaiter mais oui aussi à celles qui ne le souhaitent pas ! []»

Et si les propos d’Elisabeth Badinter étaient  politiques ?

Pour Mikela, le problème n’est pas dans la question "être une femme bio ", mais plutôt  dans l'amélioration des conditions sociales féminines. « [] Je voudrais que Mme Badinter aille dire à l'ouvrière d'usine qui déteste son boulot qu'elle doit renoncer au plaisir d'élever ses enfants car c'est régressif. [] Quand on aime son travail, le choix se pose, effectivement, et doit être libre de toute injonction. Mais quand le travail est une souffrance, pourquoi faire honte aux femmes qui, enfin, vont pouvoir faire quelque chose qu'elles aiment.  »

Elisa va même encore plus loin dans cet argumentaire « [] Je trouve que bien des femmes aujourd'hui ne comprennent pas les enjeux, ni l'histoire des droits arrachés par les femmes au cours de l'histoire ! Badinter ne fait pas l'apologie des couches jetables, elle s'attaque à leur taxation. [] Il s'agit de continuer à combattre pour l'égalité des salaires, pour des dispositifs efficaces: contre les violences faites aux femmes, d'aides pour les activités périscolaires des enfants et bien plus encore ! »

Claire, comme d'autres Greenz'onautes, déplore que la sortie du livre d’Elisabeth Badinter soit si proche des élections régionales. « L'expression d'Elisabeth Badinter est devenue purement politicienne. En tant que représentante du parti socialiste, elle attaque frontalement en pleine période électorale, le parti Europe Écologie et sa médiatique leader Cécile Duflot qui lui font de l'ombre et lui tiennent la dragée haute. »

Que la question soit humaine ou politique, « Le féminisme devra certainement être redéfini à moins de ressembler au communisme du 21ème siècle... »

Crédits photos : Cyril Plapied/flickr et Jo Jakeman/flickr

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    Commentaires
    Tous les commentaires concernant l'article | 4 commentaires
       
      Katia (Invité) le 25.02.2010 à 19:59

      Excellent ouvrage, l'état des lieux est réaliste, fourmillant d'énormes références. Chacun pourra se faire sa propre opinion sur le conditionnement établit par bon nombre de personnes physiques et morales, encore plus étonnant, parfois, sans même que l'on s'en rende compte...
      Merci Mme Badinter pour ce remarquable livre

       
      Ketsman LySIANE (Invité) le 26.02.2010 à 00:54

      j4AI VU VOTRE INTERVIEW 0 PROPOS DE VOTRE LIVRE SUR TV 5. Vous semblez défendre l'éducation des enfants, au 18es (de l'ancien régime), comme un modèle et je m'en étonne, oubliez-vous que les enfants étaient abandonnés dans des couvents, souvents maltraités. Le mariage d'amour est uns invention récente,autrefois tout était arrangé pour les successions ( chez les riches) L'amour de l'enfant dans le couple date de tout au plus qu'après la guerre 40. Alors oui tout devient plus difficile d'équilibrer les deux polarités de la femme: la vénusienne (séduction) et lunaire (maternelle) la place de l'homme devrait aussi évoluer, après l'éducation aléatoire du sexe, il serait temps de penser à l'éducation sentimentale et paternelle, car les hommes se débinent toujours à la première occasion. On n'échappe pas à sa conscience.

       
      Anonyme (Invité) le 26.02.2010 à 13:07

      Peut-être, que, comme beaucoup d'autres femmes je pourrai un jour de plus avoir à me justifier de n'avoir pas eu d'enfants, question à laquelle je n'ai jamais pu et su répondre vraiment, ma vie professionnelle et amoureuse m'ayant à ce point absorbée, que la question de la maternité s'est perdue dans les limbes. Mais je n'aurais pas imaginé que ce fut à ce point difficile à accepter pour les autres: "pourquoi diable n'a t'elle pas d'enfants? Qu'est-ce-que ça cache?" Et de donner les réponses:"c'est une enfant, elle n'est pas mature, etc, etc..." Je sais quant à moi que la maturité c'est essentiellement la responsabilité, et j'ai jusqu'à ce jour été totalement responsable de moi-même. Alors sans doute, après ce livre, les questions cesseront, ou du moins n'aurai-je pas à donner des réponses idiotes. Merci à Elisabeth Badinter.

       
      cocagnette (Invité) le 10.03.2010 à 10:48

      Ce qui me révolte, c'est que tout est, toujours, une question d'argent. Il y a trente ans, donner le biberon pour libérer la femme? Non, il fallait vendre du lait en poudre... Aujourd'hui nous revenons au sein parce que c'est la crise, et que nous préferons alors être mère au foyer? Non, je ne crois pas.
      Pourquoi faire des enfants pour les laisser trois mois plus tard à la crèche? J'ai choisi d'élever d'abord ma fille, je vais reprendre le travail mais je ne veux pas qu'elle en subisse les conséquences. L'allaitement et le travail sont conciliables: Et pourquoi pas rallonger le congé maternité, pourquoi pas obliger les employeurs à permettre aux mères de tirer leur lait au travail par exemple?
      Soyons réalistes, le lait maternel est fait pour les bébés, le lait de vache pour les petits veaux...

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