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Un barrage durable au Brésil

  • Posté par Auriella Claudin-Mabire le 27.10.2009
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Le Congrès mondial des Grands Barrages Hydro 2009 se tient jusqu’au 28 octobre à Lyon. Point de mire du rassemblement, le projet Batalha (bataille), une centrale hydroélectrique écologiquement neutre, déjà en cours de construction au Brésil. Son objectif ? Compenser le coût carbone de la construction et les atteintes à la faune et à la flore locale en replantant et repeuplant le site endommagé par les travaux.

Si le Brésil peut s’enorgueillir de détenir 25% de la biodiversité connue de la planète, ce patrimoine naturel exceptionnel est cependant très dégradé et source de tensions. Entre développement et préservation d’espaces naturels, à valeur de survie, mais peu rentables et difficiles d’entretien, que faut-il choisir ? Le barrage de Batalha et sa centrale hydroélectrique dans le centre du pays, à trois heures de Brasilia, le long du Rio São Marcos, est un bon exemple des projets qui font le compromis dans le pays.

Pour les deux entreprises responsables de la future centrale de Batalha, Camargo Corréa et Furnas, il s’agit de construire responsable. Cela signifie compenser, à termes, le coût écologique des dommages engendrés par les travaux. Au final, le projet devra avoir eu un impact maîtrisé et neutre sur la nature. Un objectif qui ne peut être que félicité au vu des catastrophes écologiques que représente la construction actuelle des grands barrages chinois par exemple.

Une stratégie de réimplantation de la faune et de la flore

La stratégie de maîtrise de l’impact écologique de la construction de Batalha passera pas la préservation des patrimoines végétaux et animaux et leur réimplantation, la réhabilitation des terres entourant la centrale, la compensation carbone. Et ce processus commence bien avant le début de la construction.

Première étape : récolter, et faire pousser en pépinière, les espèces végétales natives du site de la future centrale. Une fois replantées, elles assureront un nouvel habitat pour la faune à venir. Après les travaux, la restauration des terres dégradées par le chantier se fera grâce à de la terre des zones savanicoles qui aura été préalablement extraite dans les zones à inonder. Cette terre sera ensuite répandue sur les sols en réhabilitation. Enfin, c’est la nouvelle végétation qui s’occupera de la compensation carbone, grâce à la photosynthèse. Vingt ans seront cependant nécessaires pour atteindre le point de neutralité escompté par les deux groupes et l’Etat brésilien…

Photo : Flickr/carlosoliveirareis

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