Saviez-vous qu'il faut 220 kilos de maïs pour produire 50 litres d'essence ? Pour vous donner un ordre d'idée, c'est de quoi faire un plein de voiture ou apporter les calories nécessaires à l'alimentation d'un enfant pendant un an. C'est pourquoi si pour certains le biocarburant (ou agrocarburant) était l’alternative pour lutter contre le changement climatique, aujourd'hui on croit plutôt qu’il y est pour beaucoup dans la crise alimentaire actuelle.
D'autant plus que les nombreuses parcelles cultivées pour produire du biocarburant, ne le sont pas seulement au détriment de l'alimentation des pays en voie de développement. En effet, cette production détourne non seulement les terrains labourables de leur vocation alimentaire mais réduit par la même occasion les surfaces arables disponibles pour cultiver d’autres végétaux. On risque ainsi une hausse des prix agricoles. De plus, Paul J. Crutzen (Prix Nobel de Chimie en 1995) prétend que l'usage des agrocarburants issus des cultures de colza et de maïs émettraient deux fois plus de gaz à effet de serre (GES) que les carburants fossiles.
Bien que le biocarburant (ou agrocarburant) soit un carburant provenant de la biomasse puisqu'il est produit à partir de matériaux organiques renouvelables et non fossiles, les biocarburants seraient néfastes pour l'environnement. Le Brésil reste un bon exemple puisque c'est le premier pays exportateur de biocarburants. Notamment à la tête d'une filière éthanol à partir de canne à sucre, le Brésil a énormément défriché et souffre maintenant d'une perte de la biodiversité et de l'augmentation de l'érosion de ses sols.









Encore un article truffé de clichés. Bien entendu, qu’il ne faut pas continuer à produire de l’éthanol à partir de maïs (par ailleurs, dans ce cas, on ne parle pas de biomasse.)
Pour moi, produire de l’éthanol comme nous le faisons majoritairement aujourd’hui (notamment comme au Brésil cf. l’article) est conceptuellement une régression.
En revanche, il existe d’autres procédés de fabrication de l’éthanol (dit de 2éme, voire de 3 ème génération) qui ne demandent qu’à êtres industrialisés.
Pourquoi, ne le sont-ils toujours pas ?
Pourquoi produisons nous encore de l’éthanol comme le produisaient nos ancêtres il y a plusieurs siècles?
Il y a quelques bribes de réponses dans l’article. On est loin d’être sorti de lobbying des pétroliers (la preuve cet article qui en fait finalement la promotion). Pour couronner le tout, il y a maintenant celui des céréaliers.
Pour compléter, continuer à produire des automobiles à moteur thermique (20% de rendement) plutôt que de l’électrique (80% de rendement), n’est-ce pas là encore une preuve que nous sommes toujours enfermés dans le lobbying pétrolier ?
L’éthanol de 3eme génération est un potentiel en soi une filière hydrogène qui doit se respecter. Même si nos procédés de fabrication (cf. l’article) restent très archaïques, il ne faut pas sabrer pour autant le développement de l’éthanol.