Le bisphénol A (BPA) fait à nouveau parler de lui. Une étude canadienne montre que ce composant chimique, présent dans de nombreux produits de consommation courante, peut causer des complications pendant la grossesse. A quand l’interdiction pure et simple des plastiques contenant du bisphénol A ?
Régulièrement, une nouvelle étude scientifique met en lumière les dangers du bisphénol A (BPA) sur la santé. Après les risques pour le bébé, via les biberons en plastique, et les dangers pour les intestins, démontrés par une étude de scientifiques de l’INRA Toulouse, le BPA est maintenant accusé de compromettre le déroulement de la grossesse et la bonne santé du placenta.
Le BPA tue les cellules du placenta !
Une étude menée par un centre hospitalier universitaire canadien de Sherbrooke (CHUS) est sans appel : en se retrouvant dans le placenta, le BPA pertuberait l’activité normale de cet organe, essentiel à la vie et au développement du bébé. Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont ajouté d'infimes quantités de bisphénol A à des cellules de placenta, à 1/100e de la concentration habituellement constatée dans le sang des femmes enceintes. Résultat : les cellules normales meurent ou s’inflamment sous l'effet du BPA. La conséquence ? Fausse couche et accouchement prématuré.
Voilà pourquoi les chercheurs réclament le retrait pur et simple de ce composant chimique. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire. On retrouve en effet le bisphénol A dans de nombreux plastiques alimentaires : biberons, cannettes, bouteilles. Le Canada le gouvernement fédéral a été le premier pays à interdire les biberons et les tétines au BPA. En France, certaines crèches ont suivi le mouvement en adoptant les biberons sans BPA. Mais il faudrait aller plus loin en l’interdisant de manière systématique, et ce dans tous les plastiques alimentaires.
Photo : karindaiziel/Flickr






























