Affirmer un lien de causalité avéré entre cancer du cerveau et téléphonie mobile n’est encore pas à l’ordre du jour ! Hier, l’International Journal of Epidemiology a divulgué les résultats de l’étude internationale interphone sur les risques de tumeurs pouvant être liés à la téléphonie mobile.
Les scientifiques ont bien trouvé une association entre les « accros » au téléphone portable (utilisation supérieure ou égal à 1 640 heures) et l’apparition de certains cancers cérébraux (force d’association accrue de 40 % pour les gliomes et de 15 % pour les méningiomes). Pourtant, des problèmes statistiques, des valeurs incohérentes, des biais et des erreurs ne permettent pas d’affirmer un lien de causalité mathématique.
"Les données de l'étude ne permettent pas de mettre en évidence un risque accru de tumeurs cérébrales. Mais elles ne permettent pas non plus de conclure qu'il n'y a pas de risque" indique le docteur Elisabeth Cardis, du Centre de recherche en épidémiologie environnementale de Barcelone.













