La conférence des Nations Unies sur le changement climatique, ou sommet de Copenhague, se tiendra du 7 au 18 décembre 2009 dans la capitale danoise. A quelques semaines de ce sommet, une petite révision des enjeux de la COP15, considérée comme cruciale pour l’avenir de la planète, s’impose…
1. Quel est l’objectif du sommet de Copenhague ?
Remplacer le traité de Kyoto qui expire fin 2012. Ce traité international de lutte contre les changements climatiques avait été ratifié par 175 pays et était entré en vigueur en 2005. Il prévoyait une réduction des émissions de gaz à effet de serre par les pays industrialisés d’au moins 5,2 % d’ici à 2012 par rapport aux taux de 1990. L’accord de Copenhague, lui, devrait couvrir la période 2013-2017. Il sera la conclusion de deux années de négociations en vue d’un nouveau traité mondial visant à corriger les causes et les conséquences des émissions de gaz à effet de serre (GES).
2. Pourquoi l’appelle-t-on aussi COP15 ?
COP signifie Conférence des parties. La première, à Berlin, en 1995, a débouché sur le Mandat de Berlin. Puis se sont succédé treize autres conférences internationales. La dernière en date, à Bali en 2007, a abouti à une prise de conscience de l’urgence du réchauffement climatique, suite à un rapport alarmiste du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental des Nations Unies sur l’évolution du climat). Ce dernier soulignait que le risque que les activités humaines modifient l’environnement de la Terre était bien réel.
3. Qu’est-ce que la CCNUCC ?
CCNUCC signifie Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Elle a été signée lors du sommet Planète Terre à Rio de Janeiro en 1992. Depuis, 192 pays, dont les Etats-Unis, l’ont ratifiée. Son objectif premier est de parvenir à stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation dangereuse du système climatique. Les Conférences des parties, qui se déroulent chaque année avec ces pays signataires, ont pour but de mettre en œuvre les objectifs de cette convention cadre.
4. Quels seront les thèmes abordés à Copenhague ?
Le changement climatique sera au cœur des discussions avec une question essentielle : quels objectifs se fixe-t-on dans en ce qui concerne la réduction des gaz à effets de serre ? Avec une question sous-jacente : faut-il également fixer des objectifs à court et moyen terme ? Autre sujet abordé : comment aider les pays en voie de développement dans leurs politiques climatiques ? Enfin, la question de la déforestation sera également au cœur des débats, tout comme les mesures à adopter face aux entreprises très consommatrices d’énergie et qui délocalisent dans les pays en voie de développement.
5. Quelle est la position des pays en développement sur ce sujet ?
Les émissions de gaz à effet de serre sont principalement dues à l’accélération de l’industrialisation des économies occidentales. Or les premières victimes de ce réchauffement climatique seront les pays en développement, plus vulnérables et moins armés pour faire face à la situation. Ils réclament donc un soutien financier de la part des pays riches pour financer des programmes de réduction des émissions de carbone et d’adaptation aux conséquences du changement climatique.
6. Pourquoi ce sommet est-il aussi important ?
Parce que l’urgence climatique est bien réelle, et que les politiques en ont pris conscience. Les concentrations des gaz à effet de serre ont atteint des sommets. Selon les spécialistes, si l’utilisation des énergies fossiles et la déforestation se poursuivent à ce rythme, les températures pourraient être de 5°C supérieures à celles de la période préindustrielle. Avec toutes les conséquences que le réchauffement climatique implique : multiplication de phénomènes météo extrêmes (inondations, sécheresse…), élévation du niveau des océan, engloutissement de terres, multiplication des conflits…
7. Pourquoi certains sont-ils pessimistes sur l’issue de ce sommet ?
Parce que les désaccords persistent. Les pays industrialisés ne parviennent pas à se mettre d’accord sur des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le désaccord existe aussi entre les pays développés et les pays en développement. Aucun engagement n’a encore été pris sur le financement de la lutte contre le réchauffement planétaire. Le ministre britannique des Affaires étrangères n’a pas hésité à parler de « danger réel » d’échec. Janos Pasztor, responsable des questions de climat aux Nations Unies, a, lui, reconnu le 26 octobre que « La question des changements climatiques ne va pas être résolue à Copenhague. Nous avons toujours su cela : c’est un processus de long terme qui va prendre des années, voire des décennies. »
Retrouvez aussi notre dossier spécial Copenhague !
Plus d’infos sur le site de la Conférence de Copenhague.
Signez l’ultimatum climatique sur www.copenhague-2009.com
Photo : FlyingSinger/Flickr































Grand rassemblement certes, mais certains ont peut être raison de pointer les émissions que génèrent tous les déplacements induits par ces nombreuses conférences : http://yannickrumpala.wordpress.com/2009/09/01/chercheurs-et-scientifiqu...