Le monde doit agir maintenant pour limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES) : ce constat provient d'une nouvelle étude scientifique sur le climat. En effet, les 40 prochaines années sont décisives pour limiter le réchauffement climatique. Zoom sur le climat et les émissions de GES sous l'œil averti des scientifiques...
L'avis des scientifiques sur l'importance des actions en faveur du climat n’est pas nouveau, mais vient s'ajouter aux prises de conscience de l’après-Copenhague. Grâce à un modèle informatique mis au point par des chercheurs américains et européens, les différents gouvernements du monde peuvent compter sur de nouvelles simulations concernant les émissions de GES, dans l'objectif d'évaluer concrètement le réchauffement climatique.
Plusieurs scénarii pour évaluer le réchauffement climatique
Pour atteindre une variation de températures inférieure à 2 °C en 2100, il faudrait diminuer de 20% nos émissions de GES par rapport à celles de 2000 d’ici 2050. Ce chiffre ne prend pas en compte l’explosion des demandes en énergies et ressources naturelles : dans ce cas, il faudrait même envisager le chiffre de 50%.
Alors que des accords à minimas et sans mesures concrètes ont été pris à Copenhague, cette nouvelle étude donne une évaluation chiffrée de la situation actuelle. Les objectifs d’un tel rapport ? Limiter la hausse de la température terrestre à 2 ou 3°C (au dessus de la moyenne pré-industrielle) et envisager différents modèles pour éviter le point de non-retour du réchauffement climatique.
Des engagements climatiques pour éviter un point de non-retour
Selon cette étude, les mesures concrètes seront difficilement bénéfiques si elles tardent dans le temps. En plus, le monde partirait avec un handicap. Les objectifs semblent légèrement ambitieux au vu de nos technologies actuelles. C’est donc à partir d'aujourd’hui que des engagements forts et à long terme doivent être pris : les 40 prochaines années sont cruciales pour la planète. Sinon ? La situation risque d’être critique et sans retour d’ici 2050. Mais ça, on le savait déjà... En revanche, ce que nous apprend cette étude fait "froid" dans le dos : si nous faisons tout ce qui est "dans notre pouvoir" pour limiter nos émissions d'ici 2050, nous avons seulement 50% de chances d'atteindre nos objectifs". Le point de non-retour semble donc déjà amorcé...
Photo : A6U571N/flickr



























