Après l’échec de COP15, gare à la démobilisation : les négociations ne sont pas encore totalement atomisées ! Les rendez-vous du 31 janvier 2010, de Bonn en juin 2010, et de Mexico fin 2010 seront-ils autant de nouvelles possibilités de faire avancer la cause du réchauffement climatique ?
Le radeau climatique a presque coulé à Copenhague, au vu et au su d'une communauté internationale citoyenne déçue, et qui semble aujourd'hui peu encline à adhérer aux propos optimistes mais peu réalistes des gouvernements. Pas d’accord juridiquement contraignant, pas de taux fixe pour la réduction des émissions de GES mais des propositions à apporter par chaque pays, le devoir de limiter la hausse des températures à 2 °C ne s’accompagne d’aucune mesure prompte à y amener, et aucun engagement pour une division par 2 des émissions d’ici 2050… Copenhague, on le sait, est un fiasco.
Janvier 2010 : des déclarations de principes
Prochaine étape donc, le 31 janvier 2010. C’est à cette date que les gouvernements des pays industrialisés devront avoir communiqué leurs objectifs chiffrés en termes de réduction de gaz à effet de serre et les pays en développement les initiatives prises pour limiter les leurs. Doit-on espérer beaucoup de ces communications ? Si le fait que les plus gros pollueurs de la planète, Chine et Etats-Unis, ainsi que d’autres émergents (Brésil, Inde, Afrique du Sud…) se soient engagés dans cette démarche est encourageant, il faudra attendre le jour J pour savoir si les propositions qui seront faites permettront réellement de limiter la hausse des températures à 2 °C.
Bonn 2010 : les débats se poursuivent
En juin, les parties se réuniront de nouveau à Bonn pour continuer des négociations davantage « politiques » que juridiques, puisque c’est ce à quoi s’est résumé l’accord de Copenhague : un accord politique non contraignant. Bonn sera peut-être cependant une occasion d’avancer en particulier sur le financement REDD, le problème de la déforestation, source de 20% des émissions de GES, restant crucial pour le climat.
Mexico : un espoir pour COP16 ?
Fin 2010, les restes du radeau climatique devraient arriver péniblement jusqu’à Mexico et prendre le nom de COP16. Que doit-on attendre de cette prochaine rencontre ? Qu’enfin soient réellement discutées les conditions d’un accord juridiquement contraignant. L’absence d’accord juridiquement contraignant constituant l’échec le plus cuisant de Copenhague puisqu’il était attendu depuis Bali en 2007. Inquiétant : les experts ne s’accordent toujours pas quant à la possibilité d’aboutir même à Mexico. Devra-t-on attendre la COP17 qui se déroulera probablement en Afrique du Sud pour sauver le climat ?
Photo : Flickr/cncd














