Le Laboratoire national des énergies renouvelables (NREL) aux Etats-Unis, vient de mettre au point un nouveau système de climatisation qui réduit drastiquement la consommation électrique des climatiseurs.
Lorsqu’on veut se rafraichir, une technique consiste à ventiler de l’air humidifié. Au contact de la peau, la sensation fraicheur est assurée. C’est le principe des brumisateurs par exemple. Jugez plutôt : mouillez votre main et soufflez dessus. Ca fait du bien par cette chaleur non ?
Refroidissement par évaporation
L’invention des ingénieurs du NREL repose sur ce principe : le refroidissement par évaporation. Le seul problème avec l’air humide, c’est que si l’humidité ambiante est élevée, l’effet de refroidissement est quasi inexistant. Mais ce climatiseur écolo, dont la consommation électrique est 90 % inférieure à celle des meilleurs modèles actuels, surmonte cet obstacle en desséchant l’air froid expulsé, sans le réchauffer.
Pour assécher l’air humidifié propulsé par le climatiseur, les ingénieurs du NREL ont donc eu recours à un dessiccant, le chlorure de calcium. Cette solution salée (utilisée pour déneiger les routes en hiver), présente l’avantage non négligeable de se passer des traditionnels chlorofluorocarbones (CFCs), tristement célèbres pour leur contribution aux émissions de CO2.
Des économis monstres
Résultat, l’air soufflé est parfaitement sec et frais, idéal pour refroidir son appartement lors de la canicule estivale. Et à moindre coût pour la planète et votre porte-monnaie. Les économies d’énergie de 90 % concernent le climatiseur en environnement humide. Elles chutent à 40 % lorsque l’air est de qualité normale, ce qui est déjà appréciable.
Le NREL va continuer le développement de cette technologie durant les cinq prochaines années avant d’envisager une commercialisation. Autre avantage indéniable : l’unité de refroidissement peut s’adapter directement sur les systèmes actuels, ce qui évitera de coûteux travaux de mise à niveau.
Il n’y a plus qu’à espérer que le développement arrive à terme au plus vite, rien qu’aux Etats-Unis les climatiseurs représentent 5 % de la consommation totale d’énergie : développer des climatisations performantes, couplées à une meilleure isolation des bâtiments devient urgent.
Crédit photo : Pat Corkery - NREL






























