A 6 semaine du sommet de Copenhague sur le changement climatique (COP15), l’heure est à la transparence pour se prémunir de la vague de déception qui pourrait naître si l'accord devait être perçu comme insatisfaisant. La lenteur des négociations et le retard accumulé poussent, aujourd’hui, les personnalités impliquées dans le processus de négociation à redéfinir les objectifs de cette conférence des Nations-Unies sur le climat.
Oubliée l’utopie du grand jour qui verrait le monde s’engager unanimement et s’imposer des mesures contraignantes sur la question climatique. A Copenhague, il ne devrait pas s’agir d’autre chose que d’un accord politique. Le responsable des négociations en vue de COP15 (7 au 18 décembre 2009), Yvo de Boer, annonçait mercredi 28 octobre 2009 "qu’il sera physiquement impossible de finaliser tous les détails d’un traité à Copenhague". En d’autres termes le cadre légal et les obligations auxquelles les pays devront se plier ne seront pas à l’ordre du jour : "A Copenhague, il nous faut la substance. Ensuite les parties s’occuperont de la forme juridique".
Un sommet toujours décisif
Yvo de Boer semble donc s’être fait une raison, tout ne sera pas fait à Copenhague. Lui qui n’a eu de cesse de réclamer une accélération des négociations conserve néanmoins la ferme intention d’aboutir à des accords forts et ne veut pas voir le processus juridique qui doit suivre s’éterniser. Avec un traité qui doit rentrer en vigueur le 1er janvier 2013 "nous ne disposons pas d’une année supplémentaire", précise-il. Il réaffirme aussi les ambitions que doit conserver la conférence et tient un discours en adequation avec celui du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui veut atteindre un point d’accord "sur quatre éléments politiques". COP15 devra absolument trancher sur la définition d’objectifs chiffrés de réduction de gaz à effet de serre (GES) dans les pays industrialisés ainsi que sur des mesures "d’atténuation" des émissions dans les pays en développement. Le financement des démarches et l’aide à apporter aux pays vulnérables doivent aussi être arrêtés. Autant dire qu’il va falloir se montrer efficace lors de la dernière réunion préparatoire qui se tiendra à Barcelone du 2 au 6 novembre.
(Crédit photo : Gwyther-Jones/Flickr)






























