Le sommet de Copenhague sur le climat et la réduction des gaz à effet de serre s’ouvre ce matin dans la capitale danoise. Les récentes annonces de différents chefs d’Etat ont de quoi faire espérer des avancées concrètes en vue de la conclusion d’un accord ambitieux.
Plus de 100 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus lors d’une réunion qui clôturera le sommet de Copenhague. Même Barack Obama, qui devait initialement passer en coup de vent avant de récupérer son Prix Nobel, sera présent le dernier jour, le 18 décembre. Une réunion importante puisqu’elle traitera d’un des enjeux majeurs du sommet de Copenhague : trouver une solution aux derniers différends qui pourraient encore subsister entre les pays industrialisés, principaux émetteurs de gaz à effet de serre, et les pays en développement, les principales victimes du réchauffement climatique.
La présence de tous ces chefs d’Etat est une grande première : en 1997, ils n’avaient pas participé à l’élaboration du protocole de Kyoto qui avait seulement réuni les ministres de l’Environnement de l’époque.
Des objectifs chiffrés et une volonté réelle
Autre motif d’espérer : les principales annonces faites ces dernières semaines par les différents pays, notamment les principaux pays émetteurs, comme la Chine, les Etats-Unis, la Russie et l’Inde. Tous ont annoncé leur volonté de réduire leurs émissions de GES, avec même des objectifs chiffrés. Hier, l’Afrique du Sud a également annoncé qu’elle réduirait ses émissions de 34 % si les pays développés fournissaient une aide financière et technologique. Des annonces qui ont faire dire, dimanche, au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, qu'il était "très optimiste pour Copenhague".
Un édito commun dans 56 journaux du monde aujourd’hui
Aujourd’hui, une cinquantaine de journaux (notamment Le Monde et Libération, en France, le Miami Herald, aux Etats-Unis…) publient un édito commun en 20 langues demandant aux pays riches et aux pays pauvres de se montrer unis lors de ce sommet. « Nous appelons les représentants des 192 pays rassemblés à Copenhague à ne pas hésiter, à ne pas sombrer dans les querelles, à ne pas rejeter la responsabilité sur les autres mais à transformer cet échec majeur de la politique moderne en occasion d'agir ». Espérons que tous les pays, à l’image de leurs journaux, parleront tous d’une seule voix à Copenhague !















A lire, le classement des chefs d'Etat de Greepeace par rapport à leurs engagements :
http://www.greenpeace.fr/copenhague/leader-ou-loser