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Copenhague : Serge Orru et Eva Joly entre espoir et pessimisme

Eva Joly
  • Posté par Jeremy Bellanger le 01.11.2009
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La conférence de Copenhague ne sera pas à la hauteur des espérances qui ont été placées en elle : ce n'est un mystère pour personne. Alors que le pessimisme gagne les rangs de ceux qui attendent une réponse au péril climatique qui nous guette, certains encouragent à la mobilisation pour faire bouger les lignes. Le débat sur la question climatique organisé au Festival du Vent de Calvi a nettement souligné cette tendance.

C'est presque un euphémisme de dire que le sommet de Copenhague constitue d'ores et déjà une désillusion. Les paroles de l'irréductible Eva Joly, fraîchement élue députée européenne du parti Europe  Ecologie, permettent de s'en rendre compte : "Je découvre un monde d'égoïsme, (...) je suis très inquiète", confesse-t-elle. Celle qui a autrefois tenu l'affaire Elf à bout de bras dépeint une situation inextricablement bloquée : "Obama n'est pas notre allié. Il n'osera pas s'engager contre l'avis du Congrès. (...) L'UE a une proposition chiffrée, mais les 27 ne tombent pas d'accord sur la répartition". Mme Joly conserve néanmoins le mince espoir qu'un nombre suffisant de pays  s'engagent (à la manière de la Norvège et du Japon) et lancent une dynamique.

Pour sa part, Serge Orru, directeur France du WWF, ne veut pas se laisser ébranler. Avec conviction, il continue de mobiliser autour de la pétition Ultimatum Climatique pour la présenter à l'ouverture des débats au Danemark. Avec 300 000 signatures récoltées, la pétition est encore loin d'atteindre le million escompté, mais Serge Orru veut garder la foi. Pour lui, l'heure est à l'action et non aux considérations : "Il faut une force citoyenne. Copenhague sera un Munich climatique si nous laissons les dirigeants y aller seuls." Le membre de l'ONG ne mâche pas ses mots et veut continuer à y croire même s'il admet volontiers que "de nombreuses choses resteront à faire après la 18 décembre" qui marquera la fin de la rencontre.

Il semblerait, en tout cas, que les citoyens n'aient plus d'autres choix que d'imposer une certaine pression à leurs dirigeants. Peut-être, faut-il écouter les mots de l'élu corse Edmond Simeoni qui suggère à chacun de "sortir de ses pantoufles"  
 

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