Comme beaucoup le pressentaient, ce sommet de Copenhague a débouché vendredi soir sur un accord a minima. Si l’on excepte l’aide financière proposée aux pays en développement, c’est l’indécision qui l’a très largement emportée. Alors qu’elle se refuse à parler d’échec, la France désigne déjà des responsables.
Pas de Traité, des objectifs de réductions de gaz à effet de serre (GES) fixés par les pays eux-mêmes, aucun moyen énoncé et bien sûr aucune mesure contraignante, cet accord s’apparente à une une coquille vide d’un point de vue environnemental.
Sarkozy : "un accord poisitif"
Le Président Français avait annoncé qu’un échec à Copenhague serait "catastrophique". Il était donc dans l’obligation de dégager quelques motifs de satisfactions de ce texte auquel il a participé activement. "L’accord est positif parce qu’il engage toute la communauté internationale y compris les Etats-Unis, la Chine ou l’Inde. Tout le monde accepte la perspective de limiter le réchauffement à 2 degrés maximum […] sans cet accord la Chine repartait sans aucune obligation car elle ne fait pas partie de Kyoto", assure Nicolas Sarkozy. Il n’oublie pas non plus d'insister sur l'aide financière aux pays en développement et la volonté environnementale de l'Europe et de la France. "30 milliards sur la période 2010/2012 et 100 milliards par an à partir de 2020 […]. L’Europe et la France maintiennent leurs objectifs d’une réduction des GES de 80% d’ici 2050", déclare-t-il.
L’ONU responsable de l’échec de Copenhague ?
Ces engagements ne masquent pas pour autant l'extrême faiblesse de l'accord obtenu. Le Président Français couvre donc ses arrières et désigne des responsables. Pour N. Sarkozy l’équation est simple : "le processus onusien est un système à bout de souffle". Un sentiment partagé par la secrétaire d’Etat Chantal Jouanno qui parle d’un "système obsolète". Dans la ligne de mire, le vote à l’unanimité qui "empêche d’avancer" à l’ONU, selon N. Sarkozy. Un vote à la majorité permettrait, en effet, de limiter les blocages, mais pourrait aussi retirer aux pays en développement la capacité d’exister dans les négociations internationales.
L’organisation du sommet s’est, elle aussi, attirée les foudres du pensionnaire de l’Elysée. Lors de la conférence de presse de clôture, le Président a vivement exprimé son désir de voir les "problèmes d’organisation qu’on a trouvé ici" ne plus se reproduire à l'avenir. Que le Président vise les bons responsables où non, ce sommet de Copenhague doit pousser chacun à s’interroger sur ce qui freine le processus de décision. Une réflexion à mener rapidement, si l’on veut que la conférence de Mexico réussisse en 2010, là où celle Copenhague vient d'échouer.
(Crédit photo : Greenpeace Finland/Flickr)


























A l'heure où la crise économique a mis les politiques dos au mur, il était dans le domaine de rêve que de croire qu'un accord sortira de Copehnague. Le lien est que les multinationales qui donnent aux politiques le moyen de leur action sont des grands pollueurs. Ils ont inventé des concepts "green", ils ont payé,acheté, voire mis en place leur propre ONG pro-climat, etc. Ils font des milliards de dollars dans leurs activités. Et cela ne peut être un plaisir pour eux que de sortir 100 milliards pour l'Afrique et autres (d'ailleurs c'est sous plusieurs formes que l'argent est dit liberé). Par ailleurs, les "grands" pays n'ont pas tous le même % de pollution. 2%, c'est rien pour les uns (comme les USA), c'est beaucoup pour les autres (la France). Copehnague, une farce de plus !
Sage-F Gayala : Ottawa-Canada