Le 3 et 4 février dernier : Oli, puissant cyclone tropical ravageait la Polynésie. Immédiatement, l’Institut National des Sciences de l’Univers (INSU), lançait une enquête pour mesurer l’ampleur des dégâts. Conclusion ? Le récif déjà fragilisé par l’invasion d’une étoile de mer est dévasté. Stress et pollution humaine viendront-il a bout du corail?

Le site de Vaipahu (Moorea Nord) par 6 mètres de profondeur, avant le passage du cyclone Oli. ©Mohsen Kamal
170 km/heure en rafales et une houle de 6 à 7 mètres à Bora-Bora, Raiatea-Tahaa, Huahine et Maupiti le 3 février. 210 km/heure Tahiti et Moorea (Iles du Vent) puis l'île de Tubuai (Iles Australes) le 3 au soir et le 4. C'est le passage de Oli, puissant cyclone tropical. Et 4 jours plus tard enfin, l’Institut National des Sciences de l’Univers (INSU), affilié au CNRS, découvrant l’ampleur des dégâts sur le récif corallien, presqu’anéanti. Les raisons de cet anéantissement ? Une fragilisation antérieure, due à l’invasion du récif corallien par une espèce d’étoile de mer.

Le site de Vaipahu (Moorea Nord) par 6 mètres de profondeur, après le passage du cyclone Oli. ©Mohsen Kamal
Pollution, réchauffement : le corail arrivera-t-il à repartir ?
Le corail subit depuis plusieurs dizaines d’années des périodes de sévère blanchiment. Ce blanchiment peut être le résultat de l’action humaine, mais aussi de catastrophes naturelles – à l’instar des cyclones et tempêtes. L’expérience semble montrer qu’il repart toujours pourtant. Oui, mais jusqu’à quand ? « Les successions de stress actuels (blanchissement des coraux, cyclones, pollutions locales...) sont de nature à un peu moins d'optimisme. C'est à voir dans 10 ans, temps nécessaire à sa régénération selon les scientifiques », nous dit le CNRS ! Le message est clair: si le corail peut se remettre d'un peu de stress, trop de stress, soit trop de pollution, de réchauffement, d’espèces invasives se développant grâce aux modifications du climat, pourraient entraîner la fin définitive du corail…














