Premier centre de ressource mondial de la parfumerie et de la cosmétique de luxe, la Cosmetic Valley lance une charte baptisée « Pour une Cosmetic Valley éco-responsable ». Objectif annoncé : s’aligner sur les « ambitions du Grenelle de l’environnement ». Une vraie réponse éco-responsable à une tendance du marché en faveur des produits bio et naturels ?
En lançant la charte Pour une Cosmetic Valley éco-responsable, la Cosmetic Valley veut s'engager dans une démarche de précurseur. C'est en effet une première pour ce pôle de compétitivité étendu, qui regroupe 470 PME, laboratoires de recherche, organismes de formation et grandes entreprises dans le domaine de la beauté et du bien-être. S’étalant sur trois régions, le Centre, l’Ile-de-France et la Haute-Normandie, elle entend bien ne pas agir seule, mais en lien avec les collectivités locales.
Eco-responsabilité dans tous les domaines
Dans la ligne de mire de la charte : le vert à toutes les étapes de la production, de la conception au produit fini. La vigilance devrait donc porter aussi bien sur la politique énergétique, le retraitement des déchets et le transport, que sur les produits (innocuité, écotoxicité, bioaccumulations…). Commerce équitable, mécénat et valorisation des ressources humaines seront aussi évalués pour une dimension plus humaine et équitable des acteurs de la Cosmetic Valley. « Notre volonté est d’offrir des produits fabriqués dans le respect des hommes et de la planète » affirment les responsables de la Cosmetic Valley. Ils décerneront dans ce but aux signataires, à l’issue d’une évaluation, un label avec des pivoines symboliques, pouvant aller de 1 à 4.
Les entreprises mériteront-elles vraiment leurs pivoines ?
Ces pivoines seront-elles vraiment significatives d'un engagement vert ? La première pivoine appelée Engagement est acquise sur simple envoi du formulaire d’adhésion par l’entreprise ou la collectivité soutenant la démarche de la Cosmetic Valley. Selon elle, cela ferait montre d’un signe de bonne volonté encourageant, mais c'est tout.
Les deux suivantes, Maîtrise et Exemplarité, seront reçues sur déclaration de bonnes conduites auprès d’un cabinet d’audit. La dernière seulement nommée Excellence sera attribuée sur visite réelle du site par un organisme indépendant. Seules seront donc vraiment significatives les 4 pivoines « excellence » ?
Et encore ! La charte en elle-même, malgré ses bonnes intentions en matière de management notamment et de développement local, n’est pas aussi exigeante que les labels comme Cosmébio par exemple. Elle n’est pas non plus contraignante : le changement de pratique doit relever d’un engagement individuel et non collectif. Compter sur l’exemplarité de certains pour générer des vocations sera-t-il efficace ?
Enfin, parmi les premiers signataires de la Charte, on compte Caudalie, Shiseido, Tebu Bio, mais aussi de gros groupes tels que Groupe L’Oréal, Gemey-Maybelline, et des marques aussi connues que Paco Rabanne, Nina Ricci et Guerlain. Certains d’entre eux ne sont pas connus pour produire des cosmétiques bio… Ces fleurs seront-elles donc vraiment l’espoir de s’intoxiquer un peu moins au rayon beauté ?
Photo : Flickr/Solea20












Bonjour,
Si j'ai bien compris la teneur de la charte, il ne s'agit pas de cosmétique bio; mais d'entreprises qui se veulent à terme éco-responsables.
Cela n'a rien à voir avec la cosmétique bio,
et relève, à mon sens, d'une démarche plus globale.