Tous les 16 septembre, c’est la Journée internationale pour la protection de la couche d’ozone. Selon l’ADEME, “la couche d'ozone, située à haute altitude dans la stratosphère à 30 km au-dessus du sol, est vitale car elle filtre les rayons ultraviolets.” Même si le sujet semble un peu éclipsé ces dernières années, la couche d’ozone est toujours menacée.
Depuis le Protocole de Montréal de 1987 et l’interdiction des gaz CFC, désignés comme les principaux coupables du “trou” dans la couche d’ozone, on parle beaucoup moins de ce sujet. Mais il est toujours d’actualité !
Saviez-vous que si l’épaisseur de la couche d’ozone diminuait d’1% seulement, les cas de cancers de la peau augmenteraient de 4% ? En ce qui concerne l’environnement, une augmentation des UV provoquerait une diminution de la production de phytoplanctons, premier maillon de la chaîne alimentaire, réduisant ainsi la croissance d’un grand nombre de végétaux et l’absorption de CO2 dont on connaît le rôle sur le climat. Aujourd’hui, deux nouvelles menaces sont pointées du doigt.
Le changement climatique
Depuis quelques années, le lien entre changement climatique et amenuisement de la couche d’ozone est mis en avant. L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) appelait déjà à la vigilance il y a deux ans : “L'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère entraînera un réchauffement du climat à la surface de la Terre, tandis qu'aux altitudes où se trouve la couche d'ozone, elle se traduira probablement par un refroidissement de l'atmosphère.” Résultat de cette baisse des températures : des réactions chimiques qui conduisent à la destruction de la couche d’ozone.
Le protoxyde d’azote ou “gaz hilarant”
Le gaz hilarant n’a rien de drôle. Au contraire ! Bien que le protoxyde d’azote soit moins “fort” que les CFC, les volumes émis sont sans commune mesure. Produit naturellement par les bactéries présentes dans la terre et les océans, le protoxyde de carbone est aujourd’hui émis massivement par les activités humaines. Usines, moteurs (voitures, avions, poids lourds, navires...), chauffages, gazinières en produisent par exemple.
Ce gaz ‘tueur’ de couche d’ozone est d’autant plus problématique qu’il provient majoritairement de l’agriculture : fumier du bétail, combustion de la biomasse et surtout épandage d’engrais riches en azotes. La quantité émise par les activités agricoles est telle qu’en 2050 la nocivité du protoxyde d’azote pourrait être 30 fois supérieure à celle des CFC en 1987 !
(Photo : Frankie Roberto via Flickr)








