L’idée de partager une voiture particulière entre plusieurs personnes ayant le même profil de trajet continue de faire son chemin dans l'esprit et les pratiques des Français. Après la Semaine de la Mobilité, c’est donc le moment de faire le point sur cette grande thématique qu’est le covoiturage. Avec des prestataires de services qui se multiplient, ce mode de déplacement gagne en efficacité et apparaît de moins en moins comme une fantaisie écolo ou un concurrent aux transports en commun.
Les bénéfices environnementaux qui peuvent découler du covoiturage sont loin d’être négligeables. Lorsque l’on sait que 26% des émissions de gaz à effet de serre en France sont générées par les transports, dont une large part est due au véhicule particulier, l’importance de limiter le nombre de voitures sur les routes saute aux yeux.
Les freins au covoiturage
Pourtant, le covoiturage peine à s’imposer. Une constatation d’autant plus surprenante que cette pratique "exploite des outils déjà existants, tels que la voiture ou la route", relève Arnaud Sarfati, Président fondateur de Green Cove. Cet entrepreneur qui se propose de mettre en relation les personnes pour optimiser et faciliter le covoiturage a bien identifié les freins qui ralentissent l’essor de ce mode de transport alternatif. Au-delà des problèmes liés à l’assurance des covoitureurs, le système a longtemps été considéré comme un concurrent aux transports en commun.
"Complémentaire des transports en commun"
Pour Arnaud Sarfati, il s’agit d’une idée reçue. En effet, le covoiturage s’adresse à des propriétaires de voitures qui n’utilisent pas ou peu les transports en commun. Dès lors, il met en relation des personnes qui plutôt que d’utiliser leur voiture se centralisent dans une seule. Le covoiturage n’a donc pas vocation à transformer votre voiture en mini-bus gratuit : "Il est complémentaire des transports en commun".
Le covoiturage trouve son chemin
Aujourd’hui, les collectivités locales et les entreprises prennent conscience de cette réalité. Si le covoiturage ne couvre pas encore tous les types de trajets, il assure de plus en plus le parcours domicile/travail. De nombreuses entreprises travaillent actuellement à l’organisation du covoiturage et à son développement avec en ligne de mire la gestion des trajets plus impulsifs : domicile/supermarché ou domicile/loisir. On ne peut que se réjouir de ce dynamisme et espérer que le covoiturage prenne toute sa place dans nos modes de transports. Qui ne rêve pas de voir disparaître les bouchons interminables aux abords des grandes agglomérations ?









