Lors des "Ateliers de la Terre" qui se tenaient du 26 au 28 novembre à Deauville, Greenzer a rencontré Myriam Cohen-Welgryn, Directrice Générale Nature de Danone. L’occasion d’échanger avec une femme directement impliquée dans la stratégie de développement durable du groupe et d’appréhender le plan baptisé Ecosystème.
Sac à dos à énergie solaire posé sur l’épaule, Myriam Cohen-Welgryn résume en une phrase la ligne directrice de ce projet : "la philosophie, c’est le social business". Un discours maintes fois entendu dans la bouche des industriels, mais qui renvoie rarement à une action concrète. Ici les chiffres sont là : "le fonds de dotation Ecosystème représente au minimum 100 millions d'euros sur 5 ans et peu atteindre les 150 millions", assure la DG Nature de Danone. C’est ainsi "16 projets qui sont financés à travers le monde", de la France à l’Ukraine en passant pas l’Egypte et le Mexique.
L'objectif de ce fonds de dotation
Philosophie, moyens et dimension internationale reste à formaliser le projet. Comme son nom l’indique ce fonds de dotation a vocation à renforcer et développer l’activité dans l’écosystème de Danone. En d’autres termes producteurs, distributeurs et autres acteurs du recyclage qui interviennent dans l’activité de Danone sont amenés à bénéficier d’aides financières ou en formation par le groupe français. Une démarche que Myriam Cohen-Welgryn qualifie de "gagnant/gagnant". Pour étayer son point de vue, elle s’appuie sur l’exemple du projet mené en Ukraine : Ukraine Milk Communities. "Notre action a permis de baisser de 50% les coûts de ces fermiers dont une 1/3 vivent en dessous du seuil de pauvreté". En impulsant la création de 20 coopératives et en réduisant l’érosion de la population agricole, Danone participe aussi à la pérennisation de son activité. Il est évident qu’un vendeur de yaourts n’a pas intérêt à utiliser un lait de mauvaise qualité ou de voir le nombre de producteurs se réduire comme peau de chagrin. Investir, aujourd'hui, épargne à Danone les coûts de transports qu’induirait la disparition des fermiers à proximité de ses usines. Qui a dit que le développement durable était une hérésie économique ?
(Crédit photo : sergis blog/Flickr)















Franchement, Danone qui essaie de redorer son blason, après avoir arrosé, pendant des décénies, le marché mondial de ses produits fabriqués avec des ingrédients issus de l'industrie agro-alimentaire la plus poluante qui soit, et la moins respectueuse de l'animal et de la nature ! Maintenant Danone vient quêter des satisfecits auprès de la profession et des consommateurs qui n'ont pas encore compris que de quelque manière que ce soit, le meilleur moyen d'aider les agriculteurs et la planète, c'est de mieux choisir leur produits...!