La ville de Paris va tenter de produire de l’énergie renouvelable grâce à des turbines placées près des ponts qui enjambent la Seine.
Lorsqu’on évoque la production d’énergie propre à partir de l’eau, on pense souvent barrages, centrales hydroélectriques, usines marémotrices, ou encore énergie des courants marins. Mais utiliser l’eau des fleuves sillonnant les villes ne vient pas directement à l’esprit. A tort ?
La Seine au turbin
Sur le papier, il est en effet possible de produire de l’énergie non polluante grâce au débit d’un fleuve. En installant des turbines ou des hélices (alors nommées hydroliennes) près des ponts du Garigliano, de la Tournelle, du Pont Marie ou du Pont au Change, la capitale espère bien générer de l’électricité.
Pourquoi près des ponts ? Elémentaire : à ces endroits, l’eau accélère, actionnant d’autant plus les turbines ou les hydroliennes. Mais en pratique il ne faut pas s’attendre à une révolution, tout au plus l’objectif est de démontrer la viabilité de cette méthode. Elle présente déjà un intérêt certain comparé aux éoliennes : le débit de l’eau est bien plus stable que celui du vent !
L'éclairage public alimenté par les fleuves
La mairie va donc lancer un appel à projet très prochainement, auquel EDF et sa branche Energies Nouvelles pourraient bien répondre présent, selon le Parisien. Après les mini-éoliennes installées en avril sur le toit de la maison de l’air, Paris continue donc à expérimenter différentes sources d’énergies renouvelables. Un exemple qui ne se limite pas à la capitale : un article de la Dépêche présentait le mois dernier l’objectif de la ville de Bordeaux de s’éclairer grâce à l'énergie fournie par des hydroliennes d’ici 2020.
Crédit photo : Milton CJ - Flickr














