Développement durable, développement durable, développement durable… Nombreux sont ceux qui se sentent cernés par une notion fourre tout aux allures d’effet de mode. A la veille de la semaine du développement durable, revenons sur ce concept mal connu né il y a près de 23 ans.
En ravivant l’intérêt pour le développement durable, le sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique (12/09) a aussi alimenté une approche réductrice du terme. Le DD ne se résume pas à la question environnementale et à la limitation des gaz à effet de serre. Ce modèle suppose qu’au croisement des enjeux économiques, sociaux et environnementaux existe une société durable. Allier respect de la planète, souci de l’être humain et prospérité économique, un défi démesuré que certains qualifient d’ambitieux tandis que d’autres le jugent utopique.
1972 : Les bases du développement durable
C’est pourtant dans cette voie que le monde s’est engagé, il y a maintenant 38 ans. Cette volonté de tendre vers une société durable s'est faite jour lors de la Conférence de Stockholm en 1972. Sans parler de développement durable, cette rencontre internationale a placé l’environnement au cœur du sujet, tout en rappelant que "le développement économique et social est indispensable".
1987 : Brundtland ou la naissance du DD
Il faudra attendre 1987 et la commission Brundtland, pour voir apparaître la définition du développement durable : "Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs."
1992 : Rio réaffirme le principe Le développement durable
Le DD a passé un nouveau cap lors du sommet de Rio en 1992. Ce qui n’était qu’une définition est posée comme "un droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature". Cette conférence internationale fut aussi l’occasion d’insister sur l’importance de la protection de l’environnement déjà soulignée à Stockholm 20 ans auparavant. Une démarche décisive qui ouvrait la porte au Protocole de Kyoto.
1997 : Kyoto entre espoir et déception
Aujourd’hui décriée pour son manque d’ambitions et l'absence du plus grand pollueur (les Etats-Unis), le protocole de Kyoto aura constitué la première rencontre internationale qui se penchait concrètement et collectivement sur la question d'une réduction des gaz à effet de serre. Les engagements de Marrakech en découleront.
Les années 2000 : déceptions en chaîne
Johannesburg (2002) ou Copenhague (2009), les deux conférences ont déçu, à leur manière. Engagements non chiffrés en matière de protection pour l’environnement en Afrique du Sud et engagements dérisoires et non contraignants au Danemark, les deux sommets ont retardé l’expansion d'un modèle de développement durable.
La première décennie du 3ème millénaire aura donc souligné l’incapacité actuelle à construire un monde durable. Paradoxalement, elle aura aussi vu émerger un véritable engouement pour un développement durable qui apparaît chaque jour un peu plus comme incontournable.
(Crédit image : Laura Pottié pour Greenzer.fr)














