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Quand l'eau vient à manquer

eau
  • Posté par Jeremy Bellanger le 10.08.2009
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1ère partie de notre enquête Greenzer sur l’eau

Dans un monde parfait "le droit à l’eau potable serait un droit humain fondamental". Aujourd’hui, ce souhait formulé par la Fondation Danielle Mitterrand ne doit plus être entendu comme une utopie mais comme un impératif. Plus encore, la gestion de l'eau douce dans sa globalité (potable ou non) est un enjeu majeur de notre temps, au même titre que la lutte contre le réchauffement climatique. Ces deux problématiques sont inextricablement liées comme nous le découvrirons au fil de cette enquête.

C’est aujourd’hui 6 milliards d’êtres humains qui doivent se répartir les ressources en eau douce. Le challenge est déjà de taille, mais le deviendra encore plus en 2025 lorsque nous seront 8 milliards sur la Terre. Derrière ces chiffres se cache le spectre d’une expression définie par l’ONU : "le stress hydrique". Une situation bien connue de nombreuses populations à travers le monde dans laquelle une personne dispose de moins de 1700 mètres cube d’eau par an.

Un chiffre qui peut paraître sufisamment élevé de prime abord, si l’on ne tient pas compte du fait qu’il cumule l'eau potable et l'eau douce destinée à l'agriculture. Une distinction pourtant cruciale pour appréhender la problématique de l’eau. En effet, l’eau n’est pas faite exclusivement pour être bue. 70% des eaux douces sont ainsi utilisées pour l’irrigation agricole. Combien d’aliments poussent sans être arrosés ? L’eau répond ainsi à deux besoins vitaux de l’Homme : celui de boire mais aussi celui de se nourrir. Avec les carrences en infrastructures et en moyens des pays en voie de développement, la pénuerie d’eau n’est pas uniquement synonyme de soif mais aussi de famine.

Il n’en reste pas moins que la distribution et la préservation de l’eau potable reste indispensable à la survie de chacun. Lutter contre la sécheresse, la pollution et le gaspillage sont donc des objectifs prioritaires. Rappelons que le temps moyen de survie d’un être humain, privé d’eau, se situe entre 3 et 4 jours. Une considération qui met en relief un chiffre qui parle déjà de lui-même : 1 personne sur 5 n’a pas accès à l’eau potable.

Au vu de cette situation, chacun comprend aisément l’importance de la question de l’eau. Or, la situation actuelle, bien que déjà alarmante, voire catastrophique, n’est qu’un avant goût de ce que nous promettent les projections les plus crédibles.

(photo : Snap via flickr)

(Mercredi : la 2ème partie de notre enquête Greenzer sur l’eau : "Demain, la pénurie d’eau ?")

Crédit Photo : laszlo-photo / Flickr

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    Commentaires
    Tous les commentaires concernant l'article | 2 commentaires
       
      Demain, la pénuerie d’eau (Invité) le 17.08.2009 à 11:30

      [...] la moitié et deux tiers de la population mondiale devrait être en situation de stress hydrique (Voir la définition dans la 1ère partie). Ce chiffre, aussi inquiétant soit-il, n’est pas le fruit du délire [...]

       

      [...] potable en raison de la présence de germes de contamination fécale (ou entérocoques) dans l’eau [...]

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