La biodiversité continue de s’appauvrir dans l’Union Européenne. C’est la conclusion d’un rapport commandé par la Commission européenne portant sur 1182 espèces et 226 types d’habitats. Si certaines espèces repeuplent des espaces, la biodiversité reste un sujet sur lequel l’Europe ne tient pas encore ses promesses.
La dégradation des habitats des espèces en danger est la préoccupation première dans la lutte pour préserver la biodiversité. Les habitats de formations herbeuses au même titre que les zones humides et côtières sont touchés de plein fouet par différents facteurs néfastes. Disparition de l’agriculture traditionnelle, tourisme en expansion et réchauffement climatique sont autant de phénomènes à l'origine de cette dégradation qui nuit à la biodiversité.
Néanmoins, cette étude qui est la première en son genre et qui porte sur la période 2001-2006, offre l’étalon qui manquait pour évaluer l’ampleur du travail qui reste à fournir. Sur cette base l’Europe ne se défile pas et affiche sa détermination « à mettre un terme à l’appauvrissement de la biodiversité en Europe », selon les termes de Stavros Dimas, membre de la commission sur l’environnement. L’homme ne se contente pas du discours et dévoile ses armes. Entre la législation communautaire de protection de la nature et le réseau Natura les outils pour lutter existent. La réapparition progressive de certaines espèces dans l’espace communautaire telles que le loup, le lynx, la loutre ou le castor, nous rappelle que cette situation n’est pas une fatalité et que les actions portent leur fruit.
Malgré ces résultats encourageants, il est urgent de redoubler d’efforts sur la question, car c’est un constat d’échec qui s’impose. L’Europe avait fixé la fin 2010 pour mettre un terme à l’appauvrissement de la biodiversité. Un objectif qu’elle n’atteindra évidemment pas et qui devrait la pousser à accélérer sur le dossier.
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