L’Agence américaine de Protection de l’Environnement (EPA) a reconnu hier, jour de l’ouverture du sommet de Copenhague ou COP15, que les émissions de gaz à effet de serre (GES), sont nocives pour la santé. Le débat sur une vraie diminution est-il donc réellement possible avec les Etats-Unis ?
L’annonce de l’EPA sonne comme un cri d’espoir pour le climat, quelques heures après le début du Sommet de Copenhague. Peut-on enfin espérer voir l’avènement d’une réduction importante des gaz à effet de serre, de l’ordre d’au moins 17% pour les Etats-Unis, comme le souhaite le président Barack Obama ? Rappelons que la voix des Etats-Unis est déterminante, tout comme celle de la Chine, dans l'entraînement des autres pays du monde dans la lutte réelle contre le réchauffement climatique, qui passe par des accords de réduction importants et contraignants. Lisa Jackson, la directrice de l’EPA, a en tout cas confirmé qu’au moins 6 gaz à effet de serre, dont le dioxyde de carbone étaient nocifs pour la santé à certaines doses. Elle a ajouté que l’Agence était enfin « autorisée » (!) à mener une politique d’incitation à la réduction.
Cette déclaration officielle est presque historique, puisqu’elle devrait aider les écologistes américains, et Barack Obama, dans leur engagement à freiner et stabiliser le réchauffement climatique, en se passant, de l’avis des modérés. En effet, cette conclusion de l’EPA autorise l’Agence américaine à édicter elle-même les règles et normes de la lutte sans passer par le Congrès. Congrès que l’on sait toujours malheureusement très indécis et divisé sur le sujet. Toutefois, le président américain déclare que la décision du Congrès demeure importante, et le meilleur levier de lutte contre les émissions excessives de GES. Une volonté d’apaisement ?
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