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GES en France : décryptage

GES
  • Posté par Jeremy Bellanger le 28.01.2010
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Régulièrement, un nouveau responsable de toutes les émissions françaises de gaz à effet de serre (GES) est désigné par les médias. Bien difficile, dans ces circonstances, de déterminer la part réelle de responsabilité de chacun. Ajoutez à cela la volonté d’assimiler gaz à effet de serre et CO2, et toute lisibilité devient impossible.

Pourquoi s’obstiner à parler de CO2 et non de GES ? Si le dioxyde de carbone reste le premier contributeur au réchauffement climatique (53%), il est loin d’être le seul. Ozone, gaz fluorés, protoxyde d’azote et surtout méthane y participent dans des proportions non négligeables.

L’assimilation des GES au dioxyde de carbone : le choix de la confusion

Sous couvert d’une vulgarisation pédagogique les émissions de gaz à effet de serre sont fréquemment traduites en CO2. Aujourd’hui, de nombreux citoyens en arrivent à  considérer le dioxyde de carbone comme l’unique indicateur du réchauffement climatique. Un raccourci qui peut favoriser une communication environnementale mensongère où certains font l’impasse sur leurs émissions de méthane (par exemple) pour se parer de toutes les vertus.

L’étude des GES en France : des émissions lisibles

L’utilisation systématique de la référence CO2 est d’autant plus surprenante que la prise en compte des GES, dans leur ensemble, permet d’identifier clairement les secteurs les plus impactant. Ainsi, en s’appuyant sur les chiffres du CITEPA publiés en juin 2009, on relève qu’en 2007 les transports (26.7% des émissions totales), l’industrie manufacturière (20.2%) et l’agriculture (19.7%) sont les trois plus gros postes d’émissions. Une constatation qui ne doit pas éclipser les 19.7% des habitats, commerces, etc... et les 13.8% de l’industrie de l’énergie. Le traitement des déchets, pour sa part reste marginal avec 1.9%. 

Alors que la taxe carbone fait débat et que la lutte contre le réchauffement climatique se présente comme le grand défi de l’humanité, on peut s'interroger sur la pertinence de l'indicateur CO2. Pourquoi persister à fournir au citoyen une information partielle lorsqu'une autre lui permettrait d'évaluer la situation et les politiques environnementales mises en place ?

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      Anonyme (Invité) le 05.02.2010 à 18:57

      Vous avez bien raison, cf les récentes campagnes de la SNCF par exemple qui se targue d'emettre zéro CO2. D'une part c'est à mon avis mensonger, et d'autre part ça occulte les autres gaz à effet de serre.

      Toutefois en guise de décryptage vous auriez pu parler des pouvoirs de ces différents gaz par unité de matière. En tout cas je suis content de lire pour une fois un article se voulant un minimum critique sur greenzer, gardez la tete froide car "l'écolo-mania" c'est aussi et surtout l'occasion pour plein de requins de communiquer n'importe comment, de se remplir les poches etc.

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