Dell prouve une fois de plus son engagement dans le développement durable en se positionnant clairement contre l’exportation des déchets électroniques vers les pays en voie de développement. La marque renforce ainsi sa politique d’élimination des déchets électroniques et confirme son engagement éco-responsable.
En effet, Dell dépasse les exigences de la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur élimination. Cette convention est un traité international ayant pour but de réduire la circulation des déchets dangereux entre les pays. Dell, dans sa nouvelle politique sur l’élimination des déchets électroniques, élargit leur définition. La marque espère ainsi limiter, et à termes supprimer, les ravages causés par les décharges sauvages de déchets électroniques dans les pays en voie de développement. Ainsi, la marque demande que tous les équipements soient testés et certifiés comme « fonctionnels » avant toute exportation pour éliminer tous les déchets électroniques des programmes mondiaux de reprise de matériel Dell.
Dans cette nouvelle politique, tout appareil ou élément défectueux, quelle que soit sa composition, et considéré comme déchet électronique. Aussi, Dell ne permet aucune exportation, directe ou par intermédiaires, de déchets électroniques Dell des pays industrialisés vers les pays en voie de développement. Dell n’accepte pas non plus le travail d'enfants ou de prisonniers dans le processus d’élimination des déchets électroniques et déclare qu'ils mettront en place tous les efforts possibles afin de contrôler les déchets électroniques et éviter leur enfouissement ou leur incinération.
Ces nouvelles mesures ont pour but de tracer toute la chaîne d’élimination des déchets électroniques Dell jusqu’à leur élimination finale. Directeur du développement durable chez Dell, Tod Arbogast déclare : « Ces nouvelles mesures ajoutées à notre politique d’élimination des déchets reflètent le chemin que nous avons parcouru depuis de nombreuses années quant à l’élimination des déchets. Nous encourageons fortement le reste de l’industrie à en faire de même, en utilisant des méthodes similaires. »
Dell a déjà fait preuve de son engagement dans le développement durable grâce à ses nombreux produits Hight-tech Green IT, comme son PC écologique Studio Hybrid, son PC écologique en Bambou, on encore ses nombreux équipements informatiques à basse consommation électronique. La marque s’est aussi engagée dans la réduction de ses emballages.
Cependant, lorsqu’on se penche sur les scores de la marque, attribués par Greenpeace ou Climate Counts (qui notent les grandes entreprises en fonction de l’impact de leurs activités sur l’environnement et de leur engagement en faveur du développement durable), on s’aperçoit qu’ils ne sont pas fameux. D’après le dernier rapport de Greenpeace, Dell a perdu beaucoup de points à cause de son retour sur son engagement concernant l’élimination de matériaux tels que le PVC ou les agents ignifuges bromés de tous les produits informatiques. Dell c’était engagé à ne plus utiliser ces matériaux dans ses produits dès la fin de l’année 2009. Néanmoins, Greenpeace salue les efforts de la marque quand à son engagement dans la réduction des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre.Le dernier rapport de Greenpeace remonte au 31 mars 2009. Nous verrons si ces nouvelles mesures permettront à la marque de redorer son blason vert.
Nous ne pouvons que saluer ces mesures et leur motivation : le respect de l'environnement. Cependant, plusieurs questions nous taraudent : Comment Dell compte contrôler l'action des intermédiaires dans l'élimination des déchets électroniques, et s'assurer que ces mêmes intermédiaires ne les envoient pas dans les pays en voie de développement ? Qu'advient-il des déchets ? C'est bien connu, rien ne se perd, tout se transforme. Alors que deviennent ses déchets après élimination finale ? Se pose aussi la question économique. Ces nouvelles mesures se font-elles purement à perte pour Dell ? Et ces nouvelles mesures concernent-elles uniquement les déchets restitués à Dell ou un processus de récupération des déchets des particuliers est-il prévu ?
Autant de questions que Greenzer va poser à Jean Cox-Kearns, responsable Récupération et Recyclage Dell Europe. La suite la semaine prochaine...
Crédit Photo : normanack / Flickr










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