Une hausse du niveau de la mer maximale de 59 cm d’ici 2100, c’était la prévision du GIEC en 2007. Un nouveau rapport du Conseil Arctique, présenté en marge du sommet de Copenhague, vient bouleverser ces données : la fonte étonnamment rapide de la calotte glacière du Groenland entraînerait une montée des eaux de plus d’un mètre !
Le Groenland se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète, et la calotte glacière qui le recouvre à 80% fond à une rapidité saisissante, déversant dans l’Océan de l’eau douce par milliards de tonnes. 50 milliard de gigatonnes libérés sous forme d’Icebergs entre 1995 et 1999, 160 milliard entre 2003 et 2006. Pour le Conseil Arctique, qui présentait son rapport « La calotte glacière dans un monde en changement », en marge du sommet de Copenhague, le drame est proche. L’équilibre vertueux est rompu. Les neiges ne suffisent plus à contrebalancer les pertes massiques annuelles de l’inlandsis.
Montée des eaux : le scénario catastrophe
Le Conseil Arctique lance un « cri d’alarme » à Copenhague et met en garde : les eaux de la fonte des glaciers contribuent à hauteur d’un demi-millimètre par an à la montée du niveau des océans, dont la hausse annuelle serait de 3,4 millimètre. L’état de l’inlandsis de l’île septentrionale est donc particulièrement préoccupant puisqu’il amène à revoir à la hausse les prévisions du GIEC en matière de montée des eaux : de plus ou moins 18 à 59 cm à l’horizon 2100, on passerait à 1 mètre. Ce qui entraînerait l’immersion des états insulaires, la révision des cartes littorales des côtes du monde entier et des millions de réfugiés climatiques. Un autre monde !
Un scénario évitable ?
Ce drame est-il évitable ? A en croire l’Agence Internationale de l'Energie (AIE) qui déclarait à Copenhague le 14 décembre que les mesures annoncées par certains pays en matière de réduction des émissions étaient insuffisantes pour ne serait-ce que limiter le réchauffement climatique à 2 °C, on peut raisonnablement en douter. Les pays engagés à COP15 n’ont plus que quelques jours pour s’entendre et arriver à prendre des mesures promptes à réellement inverser la vapeur.
Photo: Flickr/ Groenlandia2007












