L'iPad est disponible en France depuis aujourd'hui ! Alors que certains se félicitent de la nouvelle tablette tactile d'Apple, d'autres, comme les Amis de la Terre, crient au gaspillage.
Ce matin, vous étiez 500 à trépigner d’impatience devant l’Apple Store du Carrousel du Louvre. Arrivés à minuit, 1h ou 4h, vous n’attendiez qu’une chose : vous procurer au plus vite l’iPad, la nouvelle tablette tactile d’Apple, dès son lancement en France. Alors que beaucoup se félicitent de cette nouveauté "made in Apple", des associations écologistes comme les Amis de la Terre dénoncent le gaspillage des matières premières et les pollutions engendrées par ce gadget. Le but n’est pas de stigmatiser l’iPad et ses utilisateurs...juste faire prendre conscience du coût environnemental de l’objet et inciter les industriels à adapter une meilleure politique écologique !
Coûte que coûte, me faut-il l'iPad ?
Les Amis de la Terre nous auront prévenus : courir après la miniaturisation de nos ordinateurs conduit l’industrie technologique à pomper toujours plus dans nos terres. 95 % de la production mondiale des éléments de base de l'iPad proviendraient de mines chinoises…fonctionnant dans des conditions environnementale et sociales désastreuses ! Selon Aloys Ligault, chargé de campagne sur la Responsabilité sociale et environnementale aux Amis de la Terre, l’industrie des nouvelles technologies est entrée dans une dépendance croissante et colossale aux terres rares : « Autour des usines chinoises, les déchets radioactifs de roches s’accumulent, les vapeurs de soufre, de fluor imprègnent l’air et les rejets de métaux lourds polluent les rivières. Les populations locales payent un lourd tribut à notre croissance prétendument “verte” et à notre frénésie de nouvelles technologies. »
La pomme s’achète, se consomme, mais ne se composte malheureusement pas
L’iPad, c’est l’emblème même de la société consumériste poussée à l’extrême ! Annelaure Wittmann, référente sur la campagne déchets des Amis de la Terre s’inquiète : « L’iPad, emblématique de notre société du gaspillage, est programmé pour devenir très rapidement obsolète. La batterie est soudée à l’appareil. Une fois en panne, celui-ci ne sera donc pas réparable. Sa durée de vie sera au final celle de sa batterie, qui pour l’iPhone se révèle être de deux ans. Malgré leur petite taille apparente, ces objets, accumulés, encombreront vite décharges et incinérateurs. ».
Certes, à l’achat de l’iPad, nous avons bonne conscience. On se dit que lorsque la magie de l’objet disparaîtra, il suffira de ramener l’ancien joujou chez notre vendeur….direction le tri des DEEE ! Sauf que pour l’instant, encore très peu de composants de l'iPad ou de l'iPhone sont réellement recyclés. Seules solutions : forçons les industriels à nous proposer des produits durables et interrogeons-nous sur la véritable nécessité de l'iPad dans notre quotidien. Si le seul "intérêt innovant" est de lire un livre sur un écran tactile, ne vaut-il mieux pas investir dans un ouvrage en papier recyclé ?
Crédit photo : mac morrison/flickr














