Le concept de jardin solidaire existe en France depuis une douzaine d’années. Aussi appelé jardin partagé, c’est un lieu nouveau où innovation sociale et expérimentation environnementale sont encouragées. Le programme « Main Verte » (juin 2003) mis en place par la Ville de Paris incite l’implantation de jardins partagés. S’inscrivant dans une démarche de développement durable, une association partenaire se voit proposée par la Ville une parcelle clôturée, une arrivée d’eau, des outils de jardinage, un label Main Verte, une expertise technique et une convention d’usage. Grâce à ce programme, le jardin est ouvert gratuitement au public. Pour ne prendre pour exemple que Paris, on en compte déjà près de cinquante dans les murs de la capitale. Toutefois, ils germent également dans toute la France. S’ils poussent comme des champignons, c’est peut-être parce qu’on y cultive plus qu’uniquement des fruits et légumes bio.

Ouvrir un jardin solidaire permet plus qu’une présence végétale dans la ville. En effet, un jardin collectif favorise également des rencontres entre générations et cultures, ainsi que la convivialité et la solidarité. Gérés le plus souvent par des associations de quartiers, ces jardins communautaires sont très populaires. Créateur de lien social, ce jardin partagé donne une leçon d’écologie urbaine qui rassemble petits et grands afin de les sensibiliser au jardinage et à l’environnement.

Le respect de l’environnement est une valeur forte du jardin solidaire. Lieu « d’éducation écologique » pour enfants et adultes, on y apprend à ne pas abîmer la terre, économiser l’eau (récupération de l’eau de pluie) et à semer la biodiversité. Vous pourrez choisir les végétaux adaptés au sol et au climat, récolter et conserver les graines ou encore construire des nichoirs pour les oiseaux. Le compostage et la technique des cultures associées y sont souvent pratiqués. Les jardiniers évitent les produits phytotoxiques (engrais chimiques, pesticides de synthèse). Il existe en effet de nombreuses alternatives comme les engrais bio et naturels. Le jardin solidaire développe en effet l’agriculture bio. Après du travail et de la patience, le jardinier pourra goûter aux fruits de sa récolte, échanger des produits bio avec ses voisins de parcelle et faire des économies (un plus en période de crise).
C’est dans cette perspective que le « consomm’acteur » devient jardinier en herbe. Projet pédagogique, social et écologique, les jardins solidaires sont très utiles en milieu urbain et ne cessent de fleurir partout en France. Alors trouvez vite le votre !
Pour en savoir plus:
Jardins partagés: Utopie, écologie, conseils pratiques, Laurence Baudelet, Alice Le Roy, Frédérique Basset (Terre Vivante, mai 2008), 157 pages, 23€
Crédit Photo : Jamiecat * / Flickr










Bravo pour votre initiative: le jardin est porteur de valeurs sociales très fortes.
2 petites remarques toutefois de la part de quelqu'un qui n'est ni 100%bio, ni 100% chimique, mais qui milite pour le bon usage des mots:
1) les engrais chimiques ne sont pas phytotoxiques; c'est même exactement le contraire puisqu'il font pousser les plantes, qu'ils soient chimiques ou naturels; et dans la famille des pesticides, la encore qu'ils soient chimiques ou naturels, seuls les herbicides, parce que c'est leur rôle, sont phytotoxiques (=littéralement toxiques pour les plantes) , les autres (insesticides et fongicides), sont censés débarrasser des insectes et des champignons ravageurs.
Et quelque soit l'origine du produit (naturel ou chimique) respecter les doses d'emploi! Car c'est la surdose qui génère le risque, pour la plante, pour l'homme, et pour l'environnement.
A bientôt !