Les JO d’hiver de Vancouver 2010 débutent ce vendredi 12 février. Annoncé comme les JO du développement durable, Vancouver 2010 pourrait ne pas tenir ses promesses.
Au-delà des problèmes d’enneigement, la population de Vancouver s’inquiète des retombées sociales et économiques de la manifestation sportive. Surcoût des infrastructures et perspectives économiques revues à la baisse laissent présager un faible retour sur investissement. Alors que les organisateurs attendaient "10 milliards de dollars canadiens [générés par] des activités économiques nouvelles", les projections actuelles sont nettement moins ambitieuses. Il n’est plus question que de 3,8 milliards. Dans ces conditions, les 6 milliards de dollars canadiens de dépenses directes pour l’organisation de ces JO ont du mal à passer dans l’opinion publique. Nombreux sont les habitants de Vancouver qui manifestent leur mécontentement. Ils considèrent que l’argent a été "gaspillé" et rappellent qu’après les jeux "des milliers de gens continueront de dormir dans la rue".
Un premier revers pour l'organisation des JO de Vancouver ?
Ce sentiment croissant prend des allures de camouflet pour l’organisation qui avait mis l’accent sur l'impact social des jeux. Il y a de cela quelques semaines, les organisateurs communiquaient sur l’avenir du village Olympique qui se transformera en logements sociaux dès la clôture des jeux. Sachant que 98% des bâtiments ont déjà été vendus à la commune, ils se félicitaient d’offrir des perspectives de long terme à la population. Insuffisant pour les habitants de Vancouver qui se sentent déjà floués et s’inquiètent pour leurs impôts. Reste deux semaines pour redorer l'image de ces JO auprès d'un population locale qui a perdu confiance.
(Crédit photo : cristiano esclapon/Flickr)














