1ère Partie de l'enquête Greenzer sur les écoquartiers
On a tous une idée de ce qu’est, ou devrait-être, un écoquartier. Mais sait-on réellement ce que signifie un écoquartier ? S’il n’aura échappé à personne que le préfixe « éco » est une contraction du mot écologique, mais se contenter de dire qu’il s’agit d’un quartier écologique ne suffit pas. Avant d’entamer un tour d’horizon des sites existants ou en projet à travers le monde, penchons-nous sur la définition et les enjeux liés à ces lieux si particuliers.
Aujourd’hui, on préfère parler de quartier durable. Une terminologie qui surfe sur l’engouement actuel pour le développement durable (DD) mais qui a quand même le mérite de sous-entendre le large panel de problématiques couvertes par ces quartiers. En effet, ces réalisations pensent l’habitat urbain dans son rapport au site, au climat, aux ressources naturelles disponibles, au contexte économique et aux cultures des populations. La déclinaison des thématiques du DD à l’échelle de la ville en somme. Ce croisement d'une approche théorique globale avec un niveau d'action local fait de ces quartiers durables de véritables prismes au travers desquels il nous est possible d’observer la ville du futur.
L’erreur serait de sous-estimer ces quartiers en raison de leur dimension et de leur nature très localisée. C’est ce que rappelle l’ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) au travers d’un dossier dans lequel elle présente les écoquartiers comme la solution pour l'avancement coordonné des régions et des enjeux du développement durable. Une considération qui s’appuie sur le sentiment que, c’est « par une approche de bas en haut que l’on connaîtra les meilleures chances de réconcilier les territoires, leurs acteurs économiques et sociaux, ainsi que l’ensemble de leur population avec la question énergétique ». De nombreux bénéfices pourraient ainsi naître de la poursuite de l'objectif ultime : « zéro carbone ».
Pour parvenir à ce chiffre, ces quartiers durables s’articulent autour d’une certaine somme d’exigences. D’abord, il s’agit de concevoir des bâtiments à faible consommation d’énergie (de l’ordre de 15KWH le m² par an). Ensuite, ils doivent utiliser au maximum les énergies renouvelables pour s'approcher du bâtiment idéal à énergies positives : solaire, éolien, biomasse, géothermie. Enfin, l’individualisation des chauffages collectifs et le recours à des matériaux naturels sont aussi nécessaires.
Mais le défi n'est pas exclusivement technique, il est aussi organisationnel. Changer les habitudes , en repensant la ville dans son agencement et dans les déplacements qu'elle implique, est aussi nécessaire. La gestion de l’eau, la baisse des charges de la collecte des déchets, l’organisation du covoiturage, la régulation des transports en commun ou encore la réduction des distances sont ainsi tout aussi importantes que l'installation d'une technologie verte.
Dans ces microcosmes urbains que constituent les quartiers durables, l’ampleur et la diversité de la tâche ont donc de quoi décourager. Pourtant, des expérimentations continuent de germer aux quatre coins de l’Europe. Pour s’en apercevoir, Greenzer vous propose un petit voyage organisé qui vous mènera de l'Europe jusqu'au Moyen-Orient en passant par l'Amérique du Nord.
(Mercredi la 2ème partie de l’enquête Greenzer sur les écoquartiers : « Quartiers durables les stars de l’Europe)
Crédit Photo : francois et fier de l'Être / Flickr









Il faudra tôt ou tard changer les habitudes de toute façon :) le plus vite sera le mieux ! :)