Depuis le 1er septembre, l’ampoule à filament 100W appartient officiellement au passé. L’Europe vient d'emboîter le pas de la France qui avait déjà retiré la bonne vieille ampoule 100W des linéaires. L’heure de l’avènement est arrivée pour la lampe basse consommation (LBC), mais il lui reste aujourd’hui à convaincre. Avec un prix à l’achat plus élevé, des rumeurs concernant son champ magnétique nocif et la question du recyclage, la LBC doit maintenant montrer patte blanche au consommateur.
Si l’on s’intéresse au coût global et au bénéfice environnemental, la lampe basse consommation ne souffre aucune comparaison avec l’ampoule à incandescence. En effet, la LBC revient au final 3 à 4 fois moins cher, consomme 4 à 5 fois moins et vit 6 à 8 fois plus longtemps que sa devancière, selon le ministère de l’Ecologie. Mais le gros des interrogations ne porte pas sur sa supériorité face à l’ampoule classique : elle l’est évidemment. Les inquiétudes ciblent les caractéristiques et la promesse écologique propre à la LBC.
Sachant qu’il subsiste 3 mg de mercure dans une ampoule basse consommation (c’est peu), celle-ci doit être recyclée pour être véritablement écologique. Or si l’éco-organisme Recyclum existe et qu’il est déjà possible de rendre sa LBC usagée au distributeur (système « 1 pour 1 »), le réflexe n’est pas aussi implanté dans nos pratiques que peut l’être le tri des déchets. Aujourd’hui, seul 18% des ampoules sont ramenées pour recyclage.
Leur champ électromagnétique dangereux pour la santé ?
Plus important encore, la LBC fait l’objet d’une certaine suspicion. C’est l’influence sur notre santé du champ électromagnétique qu’elle génère qui est pointée du doigt. Sur ce dernier point, l’ADEME rassure. Utilisée de façon normale, c’est-à-dire à plus de 30 cm d’une personne, la LBC ne comporte aucun risque pour notre santé. L’agence va encore plus loin en précisant que les études menées sur les champs magnétiques concluent à l’innocuité de ces champs et au fait qu’ils ne constituent pas un facteur aggravant de certaines pathologies.
Autant de constatations qui tendent à démontrer que la LBC ne comporte pas de problème majeur mais qui ne garantissent pas qu’une autre technologie puisse s’avérer plus efficace écologiquement.
Crédit photo : strelitzia---/Flickr









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