Le gouvernement anglais a fait savoir qu’il prenait le problème climatique à bras-le-corps. Le Ministre du Changement Climatique Ed Miliband a ainsi annoncé que 40% de la production énergétique du royaume proviendrait d’énergies faiblement polluantes, d’ici à 2020. Un projet de grande ampleur dans lequel devrait s’articuler diverses technologies et que l’on chiffre déjà à 100 milliards de livres. Une bonne nouvelle pour le monde, une moins bonne pour le budget du contribuable anglais.
Alors que les rires de certains observateurs résonnent encore après la déclaration faite lors du G8 (restriction de 80% des gaz à effet de serre d’ici à 2050), ce projet britannique est un signe fort. Il y est proposé d'exploiter un véritable bouquet énergétique. Nucléaire, éolien, solaire et énergie marine sont présentés comme les fers de lance de cette révolution à venir : "énergies renouvelables, nucléaire et fossiles propres constituent la trinité de la baisse des émissions de CO2 et le futur de l’énergie britannique", selon Ed Miliband.
Une perspective plus ou moins satisfaisante suivant la part que prendra les énergies renouvelables qui représentent actuellement 2% de la production énergétique anglaise. Sur ce point, l’optimisme peut-être de mise puisque le gouvernement se lance le défi de passer à 15% dans les 12 ans à venir. Qui vivra verra.
Évidemment, de tels changements structurels ont aussi un coût, qui pèsera en partie sur le contribuable anglais. Il est question d’une augmentation du prix de l’électricité de 17% et de 25% pour le gaz. Ed Miliband ne fait d’ailleurs pas de mystère à ce sujet : "Les factures d'énergie vont devoir augmenter, que le gouvernement dépense ou non des millions dans l'énergie verte", déclare le Ministre. Une considération qui n’empêche pas le gouvernement de plancher sérieusement sur une alternative pour que les populations modestes et dépendantes des énergies polluantes ne soient pas étouffées.
Une problématique que l’on connaît bien en France avec le débat actuel autour de la Contribution Climat. Cette prise de position de l'Angleterre souligne d'ailleurs l'importance de cette question à laquelle la France devra apporter sa réponse définitive.
Crédit Photo : TJ Morris / Flickr










Diversifier les sources d'énergies est l'une des solutions pour l'avenir. Mais il faut aussi consommer moins, ne pas gaspiller. L'augmentation du prix de l'énergie va sûrement y contribuer...