En Mauritanie, le gouvernement a décidé de lancer une vaste opération de reboisement pour lutter contre l’avancée du désert. Objectif final de la première journée : faire surgir 20 000 arbustes de terre. Espoir : voir pousser un million d’arbustes sur 2000 hectares en 4 ans.
Nouakchott, capitale de la Mauritanie, est une ville côtière Mauritanienne menacée par l’avancée des dunes et l’étendue du désert. Le chef de l'Etat Mohamed Ould Abdel Aziz, a mobilisé les membres de son gouvernement, des fonctionnaires, et des citoyens pour créer sa « ceinture verte ». Un acte fort qui marque le début d’un programme écologique destinée à onze pays africains.
4 ans pour voir pousser un million d’arbres !
L’idée est noble, le projet est conséquent : voir pousser sur 2000 hectares, en 4 ans, un million d’arbres. Le programme spécial pour la protection de la ville de Nouakchott contre "l'ensablement et les incursions marines" est l’un des plus grands chantiers publics de Mauritanie. A terme, cette ceinture verte coûtera 3,6 milliards ouguiyas (10 millions d'euros) mais devrait générer 9 000 emplois.
Une ceinture en bois d’acacia
Des chercheurs de l’IRD (Institut de recherche pour le développement) ont été mobilisés pour choisir les espèces d’arbres les plus adaptées. Parmi les bois choisis, l’ acacia Sénégalis fait figure de double symbole. D’un côté, cet arbuste africain peut pousser dans les pires conditions de température et de sécheresse sur des terres, là où les forêts sèches naturelles ne peuvent plus se régénérer naturellement. Avec un système racinaire partant en profondeur, il restaure le niveau hydrique des sols et résiste aux vents. D’autre part, la gomme arabique de cet arbre a des vertus pharmaceutiques. Naturelle, aux propriétés fixantes, elle permet également un éventuel retour économique grâce à la confection de maquillages écolos par exemple !
Un programme ambitieux pour stopper l’avancée du désert
Le programme de plantation, lancé en Mauritanie, fait partie intégrante d’un projet plus ambitieux de "grande muraille verte". D’ici 2015, le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Soudan, l’Egypte, l’Ethiopie et Djibouti verront certainement un mur green long de 7000 kilomètres enrayer la progression des dunes. Pour autant, le projet n’est pas certain de réussir. Les conflits qui touchent ces régions pourraient pousser l’initiative à l'échec. Première déception en Mauritanie : quelques planteurs sont repartis avec l’arbre sous le bras…
Crédit photo : treesftf/flickr et blidoo/flickr















Une ceinture verte, c’est une excellente idée. C’est même NECESSAIRE !
Mais pourquoi « sacrifier » en coupant des arbres, souvent plus que cinquantenaires DANS la Capitale? En parcourant avec des amis les avenues en chantier de Nouakchott, voiçi quelques propos recueillis: "c’est pas en coupant nos arbres, que l’on va mieux circuler", "aucun respect pour la vie : la preuve on arrache et on coupe de vénérables patriarches ! Comment veux-tu qu’on se respecte entre nous ?", "on nous parle d’environnement, de cadre de vie, etc… mais ce ne sont que des mots, qu’une mode… la preuve, dès la première occasion, on oublie tout et on coupe les arbres", "bientôt pour voir un peu de vert à Nouakchott, il va falloir qu’on envahisse l’Ambassade de France ou la Présidence".
Alors un conseil : planter une ceinture verte : OK… mais il faut mettre en place un programme pour "reverdir Nouakchott".