La croissance verte fait peur aux salariés ! C’est ce qui ressortait de la "Conférence nationale des métiers de la croissance verte" qui avait lieu hier, 30 janvier 2009. Fin possible de leurs emplois, reconversions nécessaires, formation continue : autant de challenges insécurisants que le salarié devra relever sans garanties.
Pour l’Etat, la croissance verte c’est : 600 000 nouveaux emplois d’ici 2020. 225 000 emplois dans les industries électriques, 200 000 dans les énergies renouvelables, 67 000 dans la réalisation de nouvelles infrastructures, et entre 39 et 43 000 dans le secteur de l’eau. Le secteur de la biodiversité devrait aussi constituer prochainement un vrai bassin d’emploi.
Les emplois verts: de nouveaux emplois?
Or, ces emplois dits « verts » n’émergeront pour la grande majorité que de la refonte de filières sinistrées (automobile, métallurgie..) et du verdissement de nombreux emplois déjà existants (déchets, recyclage, assainissement, Bâtiment, agriculture). Soit de nombreuses restructurations en perspectives pour les salariés. Pour une transition en douceur, l’Etat préconise la formation tous azimuts : initiale pour les jeunes, continue pour les formateurs, mais aussi continue pour les salariés. Pourx eux, c'est donc la porte ouverte vers : la reconversion, la mobilité et l'apprentissage de nouveaux savoir-faire.
Une transition green mal assurée : la croissance verte fait peur au salarié !
Or pour beaucoup de salariés aujourd’hui, la mutation green - et ses nécessaires corollaires que sont « reconversion » et « formation » - fait peur. Comment le salarié s’adaptera-t-il au « verdissement » de son entreprise ? Sera-t-il à la hauteur des nouvelles attentes de ses clients, de ses supérieurs ? Saura-t-il se reconvertir, évoluer, trouver un métier à son âge ? Son secteur va-t-il disparaître ? Son diplôme vaudra-t-il encore quelque chose dans 10 ans ? Que fera-t-il s’il n’arrive pas à se « verdir » rapidement ?
Autant d’angoissantes questions qui ne trouvent pas encore de réponses adaptées, sécurisantes, à un moment où l’emploi stable est en passe de devenir un feu de Saint-Elme, et la « mobilité obligatoire » une règle d’or.
crédit photo: Flickr/ Koalazymonkey






























