Cercueils biodégradables, urnes funéraires avec une graine à mettre en terre, cendres cryogéniques : si elles sont encore peu développées en France, les solutions pour mourir écolo existent. Petit tour d'horizon funèbre...
L’Angleterre compte déjà près de 200 cimetières écologiques : source de vie, ils se repeuplent d’oiseaux et de végétaux. Il faut dire que grâce aux cercueils en composés de papiers et aux urnes biodégradables, ils font l’économie des polluants contenus dans les cercueils en bois (peintures toxiques, vernis au polyuréthane…).
Des cercueils écolo qui respectent la nature
Selon une étude du Crédoc (Centre de recherches pour l'étude et l'observation des conditions de vie), le respect de l'environnement est le premier critère pour 38% des Français qui choisissent un cercueil pour un enterrement. Le pourcentage monte à 50% pour une crémation. Les autres critères de choix sont derrière : prix, qualité et apparence. La mort étant déjà en soi une source de pollution, pas question d'en rajouter une couche... Et pourtant, les cercueils écolo restent difficiles à trouver en France !
L'une des rares entreprises françaises qui en fabrique est AB crémation. Dans le respect des dernières volontés écologiques des morts, elle propose des cercueils en carton à l’esthétique simple mais efficace, pour faire oublier le côté « peu cher », difficile à surmonter par les Français (350 euros au lieu de 500 pour les premiers prix de cercueils en bois). Ici, écologie rime avec économie. Pas de raison donc de s'en priver ! D’autant que comme chez Creative coffins en Angleterre, ils seront peut-être bientôt personnalisables. Que diriez-vous de reposer en paix dans un lit de tournesols ou dans une boîte de chocolat ?
Poussière, tu redeviendras poussière… givrée
En cuisine comme dans les pompes funèbres, l’azote liquide inspire. Un biologiste suédois a imaginé une nouvelle solution glacée pour les morts : plus question de cryogéniser, il s’agit ici de les soumettre à un traitement de choc ! Après avoir été plongés dans l’azote liquide qui les congèle immédiatement, les corps sont délicatement déposés sur un brancard auquel sont appliquées des secousses. Ce séisme post-mortem se diffuse dans le corps et le brise, le transformant en cendres de givre. Ces cendres d’un nouvel âge peuvent ensuite être dispersées.
Devenez un arbre
Quoi de plus magnifique pour vivre une belle mort que de devenir l’engrais d’une nouvelle vie ? Entièrement en matières biodégradables, des urnes à graines sont disponibles chez certains spécialistes des pompes funèbres. Elles sont composées d’une plaquette de terreau et contiennent une graine. Une fois vos cendres déposées à l’intérieur, vous pouvez la mettre en terre. Elle se transformera en un arbre avec le temps. Mais attention, vous devrez faire le voyage jusqu’en Espagne ou en Belgique pour le faire. Car même si vous pouvez trouver des urnes en France, enterrer des cendres ou les garder est interdit depuis 2007… Interdites aussi les urnes œuvres d’art à conserver : le designer zurichois Thomas Schär en a fait sa spécialité : design post-mortem assuré !
Oubliez le diamant !
Transformer les cendres du défunt en diamant est un concept lancé il y a quelques années. Mais côté écolo, on repassera ! Si le diamant est éternel, la nature elle ne l’est pas ! Les machines utilisées pour produire ces diamants doivent développer une pression similaire à ce que la terre elle-même développe pour la création de ces précieux minéraux, soit 50 000 à 60 000 bars. La chaleur doit aussi atteindre les 1600 °C et sera appliquée pendant 5 à 6 semaines sur les cendres ! Quel est le coût énergétique d'une telle opération ? On peut se demander s’il ne sera pas en définitive plus lourd que la simple incinération...
Photo : urne Limbo Disseny.































Les Arbres de Mémoire propose depuis 2004 et ce dans la légalité de disperser les cendres aux coeurs des racines d'un arbre.
Sur notre parc de 5 hectares, les familles choisissent l'arbre de leurs choix parmis 12 essences.
Notre parc des Arbres de Mémoire (c) est unique en France.