Après Lyon, qui avait installé un mur végétal sur les façades des parkings de la gare de Perrache, Villeurbanne entreprend la construction du mur végétal le plus haut de France. Un pas de plus en direction des villes durables, grâce à ces murs qui, grâce aux plantes, captent les particules polluantes tout en réintroduisant un peu de nature dans la ville.

A l’entrée de Villeurbanne, à un endroit fréquenté par plus de 22 000 voitures par jour, la mairie entreprend ce mois-ci la construction d’un
mur végétal mesurant
17 mètres de haut pour 14 mètres de large. Les travaux devraient prendre fin dans cinq mois : ce sera le
mur végétal le plus haut de France.
Aujourd’hui, les
toitures et murs végétaux se multiplient. Et pour cause : ils présentent nombre de
vertus écologiques et sont de véritables poumons verts au cœur de la ville. Les murs végétaux sont bien sûr un atout esthétique qui renforce l’attractivité paysagère de la ville, mais pas seulement. Excellent
isolants thermiques, ils permettent de limiter la consommation en énergie, et les particules polluantes et
gaz à effet de serre sont aspirés et fixés par la terre humide. En contribuant à préserver la biodiversité dans les villes, ces initiatives s’inscrivent dans les objectifs de Grenelle et présagent des
villes durables pour lutter contre le
réchauffement climatique.
Pour la mairie de Villeurbanne, ce
mur végétal devrait jouer le rôle de
trait d’union entre les grands espaces et les squares de quartier, tout en réintroduisant de la biomasse au cœur de la ville. Le paysagiste qui a conçu le projet, Eric Pierre Ménard, a travaillé sur un espace qui évoluera au rythme des saisons avec des variations de couleur qui donneront une impression de pixellisation. Ou comment
allier l’esthétique au durable !
Photo : Agence Paysage Menard