Le très attendu Syndrome du Titanic sort mercredi dans les salles de cinéma. Ce film écrit et réalisé par Jean-Albert Lièvre et Nicolas Hulot est selon eux “davantage un appel à la raison et un acte politique qu’un documentaire sur la crise écologique”. Greenzer a assisté à la projection presse, début septembre.
“Tout le monde va être concerné, notre génération, mais également nos enfants, ici et ailleurs", explique d'emblée Nicolas Hulot. Le syndrome du Titanic montre clairement le lien entre les différentes crises mondiales. Les crises écologiques, économiques, alimentaires et climatiques sont en effet liées. Le propos du film : on pourrait même résoudre plusieurs de ces crises en ne s’attaquant qu’à l’une d’entre elles. Sans oublier que nous avons les moyens nécessaires pour les enrayer. Si ce n’est pas fait, Nicolas Hulot insiste “qu’elles nous mènent droit vers une crise de l’humanité, voire humanitaire”.
Ce film est donc bien plus qu’un manifeste écologique. A travers Le syndrome du Titanic, Nicolas Hulot nous confie ses peurs, ses doutes mais également ses espoirs. Il explique qu’il n’est pas né écolo mais qu’il l’est devenu. Avec Jean-Albert Lièvre, il montre les paradoxes qui se cachent derrière les mots “crises”, “urbanisation” ou encore “consommation”. Ensemble, ils dépassent l’idée qu’il faut préserver la nature. Il faut préserver la Terre dans son ensemble, y compris les hommes.
Pour ce faire, pas de solution miracle. A notre échelle, il faudrait nous faire entendre à travers nos choix de consommation. Consommer ce dont nous avons réellement besoin et prendre en compte les labels écologiques pour commencer. Ensuite, il faut pousser les gouvernements à agir. Le syndrome du Titanic démontre notre responsabilité, notamment face aux pays du Sud.
Yann Arthus Bertrand était présent à la projection. Impossible de résister à la tentation de lui poser quelques questions. Le réalisateur de Home tient absolument à éviter les comparaisons. Il pense que chaque film écolo est utile et que "Tout le monde devrait aller le voir". S'il admet le côté sombre du Syndrome du Titanic, pas question pour autant de dire du mal de son collègue et ami Nicolas Hulot ! Au contraire : "La taxe cartone, c'est lui. Le Grenelle de l'environnement, c'est lui."






















il est trop fort Nicolas ;o) j'ai hâte de voir ce que cela va donner ...