A quelques jours du sommet de Copenhague, Greenzer a posé 5 questions à des personnalités clés du développement durable, de l'écologie et de la consommation responsable. Elles nous livrent une vision étendue des enjeux de COP15 et des attentes de chacun. Aujourd’hui, Valérie Létard, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Ecologie.
Qu'attendez-vous de la conférence de Copenhague ?
Copenhague est une étape, majeure, certes, mais pas un point d’arrivée. Si cette étape peut donner lieu à un consensus mondial qui se traduise en 2010 par un accord d’engagement formel comprenant notamment les USA, ce serait une vraie réussite. Récemment, les Etats-Unis ont déclaré qu’ils étaient prêts à présenter des objectifs chiffrés de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. J’y vois un signe positif. Il s’agit de parvenir à un accord ambitieux et équilibré respectueux du développement économique et des impératifs climatiques. Cette volonté passe par plusieurs priorités :
- notre capacité à nous mettre d’accord sur des objectifs de réduction de gaz à effet de serre chiffrés à géométrie variable selon le niveau de développement des pays concernés.
- la mise en place d’une contribution financière que les pays les plus pollueurs verseraient aux moins pollueurs pour les aider dans leur reconversion.
- la création d’une organisation mondiale de l’environnement. Forte des Grenelle, de la taxe carbone et du rôle moteur qu’elle a joué dans l’adoption du "Paquet Energie climat" la France non seulement, n’aura pas à rougir de ses engagements, mais pourra en tirer des arguments pour convaincre ses partenaires de la suivre.


























vive monsiur borloo