Alors que le sommet de Copenhague ouvre ses portes, le secteur viticole s’invite au débat. En proie aux impacts du réchauffement climatique sur leur production, les Vignerons indépendants de France s’associent à Greenpeace en signant la pétition Ultimatum Climatique pour encourager la signature d’un accord ambitieux à Copenhague. Et sauver le vin français !
Pourriez-vous imaginer
une France sans vin de qualité ? C’est un risque que nous fait courir le
réchauffement climatique. Avant l’ouverture de la
conférence de Copenhague sur le climat, Michel Issaly, président de l’association des Vignerons indépendants de France, a tenu une conférence de presse aux côtés du directeur général de Greenpeace, Pascal Husting, afin d’augmenter la pression sur le gouvernement.
''Nous comptons sur la France pour être leader dans les négociations car les choses évoluent très vite dans nos terroirs'', explique Michel Issaly.
Les impacts du réchauffement climatique sur le vignoble français
A l’occasion du Salon du vin de la porte de Versailles, qui s’est déroulé du 23 au 27 novembre dernier, Michel Issaly a fait une démonstration concrète des
impacts du réchauffement climatique sur la spécificité des vins français, lors d’une dégustation. Car les conséquences du
changement climatique se font déjà sentir.
La multiplication des tempêtes, des épisodes de grêle et des orages violents, endommage sérieusement les vignes. Avec la hausse de la température, on assiste aussi par ailleurs à un avancement des différents stades de développement de la vigne. Conséquence : ''dans certains vignobles du sud de la France, les vendanges commencent désormais début août, ce qui nécessite d'adapter les conditions de travail en vendangeant notamment la nuit'', commente le président de l’association. Et la floraison précoce expose les bourgeons au gel, quand ceux-ci sont les plus vulnérables.
Disparition annoncée du pinot noir...
Les vignes sont très sensibles à la moindre variation de température, qui peut entraîner des modifications majeures sur le goût et la teneur en alcool des vins. ''Certains terroirs sont en péril'', s'inquiète Michel Issaly. ''Nous risquons de perdre un certain nombre de nos microclimats qui font la spécificité des vins français'', ajoute-t-il. Ainsi, le pinot noir, qui déteste les fortes chaleurs, pourrait bien disparaître avec la hausse des températures en Bourgogne. Les vins de la Loire ont des profils languedociens, certains vins rouges de la côte de Beaune se rapproche parfois des vins des Côtes du Rhône… L’association entre cépage et terroir, qui fait pourtant la spécificité du vin français, est aujourd’hui en péril !
A l’heure où
l’agriculture et la viticulture comptent parmi les activités les plus fortement émettrices de gaz à effet de serre, on espère que la mobilisation des vignerons indépendants de France permettra un engagement radical du gouvernement et des agriculteurs contre le réchauffement climatique.
Photo : Jean-Louis Zimmermann / Flickr
C'est n'importe quoi cette news !
La CHALEUR n'est-elle pas favorable aux vignes ?????!!!!!!!
Cordialement
Alexandre