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Obama : « savoir si nous avançons ensemble ou si nous nous déchirons »

Barack Obama
  • Posté par Jeremy Bellanger le 18.12.2009
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En tant que chef de l’Etat le plus émetteur de gaz à effet de serre (GES), Barack Obama se doit d’exister en ce jour de clôture du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique. Le président des Etats-Unis a donc pris la parole pour rappeler l’impératif de résultat qui pèse sur cette conférence de Copenhague. Un discours qui coincide avec les premiers embryons d'accords.

En grand orateur, le Président Américain a su trouver les mots pour résumer la situation. "La question est de savoir si nous avançons ensemble ou si nous nous déchirons, si nous préférons les postures à l’action", a-t-il déclaré, aujourd’hui. Une question que l’on aurait voulu voir tranchée depuis longtemps, mais qui malheureusement se pose encore à quelques heures de la clôture du sommet. Conscient que le temps joue contre lui, Barack Obama a choisi l'approche pragmatique en appelant à conclure un accord même s’il doit être "imparfait" pour lutter contre le réchauffement climatique.

Vers un accord "imparfait" ou un accord a minima?

Entre imperfection et échec, la frontière est ténue. Un porte parole de la maison blanche rappelle que "revenir avec un accord vide de sens serait bien pire que revenir les mains vides". Pour l'heure, l’accord tend plutôt vers la permière possibilité énoncée. Les rencontres nocturnes entre pays industrialisés, émergents et en développement n’ont pas débouché sur de formidables avancées même si certains, comme le président Nicolas Sarkozy, estiment que "ça bouge un peu". Les 193 pays pourraient s’entendre sur une limitation du réchauffement de 2 degrés sans mesure contraignante, ni détail des moyens pour y parvenir. Le texte parle, pour l'instant, d’une diminution des GES d’ici 2020 de "x% par rapport à 1990 et de y% par rapport à 2005". Seule l’aide apportée aux pays en développement est chiffrée. Il est question de 30 milliards entre 2010 et 2012 et "de mobiliser conjointement 100 milliards par an d’ici 2020". Sur ce point, on peut donc souligner une avancée dans les négociations. Reste le problème des objectifs et des moyens de réduction des GES qui, en l'état actuel des choses, ne peuvent être considérés comme satisfaisantes.

(Crédit photo : Hank Eng for/Flickr)

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