L’ONU vient d’annoncer que les poissons pourraient avoir disparus des océans d’ici 2050, si le secteur de la pêche ne se soumet pas à une restructuration. Nouvelle « exagération » ou véritable extermination des poissons de la part de l’Homme ?
"Si les différentes estimations que nous avons reçues (...) se réalisent, alors nous sommes dans une situation où effectivement, dans 40 ans, nous n'aurons plus de poisson", a déclaré Pavan Sukhdev, directeur de l'Initiative pour une économie verte du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), lors de la présentation d'un nouveau rapport.
Le monde épuise son capital "océans"
Les ressources halieutiques souffrent de la pêche intensive, l’information n’est pas nouvelle. Malgré tout, les solutions semblent toujours aussi difficiles à trouver pour protéger les poissons. En effet, les dirigeants mondiaux se retrouvent confrontés à un dilemme : permettre à un milliard de personnes, originaires de pays en développement, d’avoir accès à la seule source de protéine qui est à leur disposition. Tout cela en protégeant l’environnement, car selon l'ONU, 30% des réserves halieutiques ont déjà disparu !
L’ONU, optimiste, propose des solutions
30% de ressources en poissons en moins : pour l’ONU, il faut agir maintenant, alors que le point de non-retour n’est pas atteint. « Nos institutions, nos gouvernements sont parfaitement capables de changer de voie », a souligné le directeur du Pnue, Achim Steiner, précisant qu'une trentaine de pays collaboraient pour changer les choses.
Principaux fléaux à combattre, selon le rapport :
- les subventions des gouvernements attribuées aux flottes sont toujours plus grosses pour des prises toujours plus maigres qui ne laissent pas le temps aux ressources halieutiques de se reconstituer.
- Il faut aussi créer plus de zones préservées permettant aux poissons femelles d'atteindre la taille adulte, augmentant ainsi sensiblement leur fertilité.
- Il conseille aussi de revoir la taille des flottes de pêche pour favoriser des bateaux plus petits.
Amplifier le problème risque de faire tomber à l’eau toute initiative
Sommes-nous confrontés à un nouvel effet d’annonce amplifié ? A donner des chiffres aussi alarmants, on croirait presque à un « poisson d’avril » (en retard !) de la part du Programme des Nations unies pour l'environnement. Comme pour le climat, des océano-sceptiques risquent de s’indigner, repoussant un peu plus des actions concrètes que l’on sait nécessaires. Certes, nos poissons sont en danger, mais une fois de plus l’information prend la voie maritime de la peur…
Crédit photo : baube1942/flickr















A quoi va-t-on s'attaquer dans 40 ans alors? On va tous manger de la pierre? Soleil vert, soleil vert...