En Inde, l’éléphante Champa est l’esclave des hommes. Malgré une blessure qui la fait souffrir depuis 9 ans, elle est obligée de continuer à travailler. One Voice et WSOS ont décidé de la sauver...
Le sort des éléphants captifs en Inde
L’Inde abrite aujourd’hui 60 % de la population totale d’éléphants d’Asie. Leur survie est donc étroitement liée à celle de l’espèce. Selon les statistiques officielles, ils seraient également 4 000 à y vivre en captivité. Mais en réalité, leur chiffre est plutôt de l’ordre de 5 000 tant ils sont nombreux à être détenus illégalement. Considérés comme du bétail, ils sont exploités pour divers travaux, tels que le déplacement des rondins de bois, le transport de charges, celui des touristes, ou la publicité.
Travailler et souffrir
Les éléphants sont obligés de marcher de longues heures sur le goudron brûlant (50°C en été), dans des rues noires de monde et de voitures et même sur les autoroutes, sous la contrainte souvent d’un ankush (sorte de crochet utilisé par les cornacs)… Leurs pieds sensibles, inadaptés à une marche prolongée sur du bitume, se fissurent, sont brûlés, se blessent, s’infectent, mais ils doivent continuer à travailler. Là où ils doivent porter du bois, c’est leur trompe qui s’abîme. Elle devient douloureuse, saigne et parfois ses terminaisons nerveuses sont mises à nues. Quand on sait l’importance que joue cet organe dans la vie sociale des éléphants, on comprend que leur souffrance va bien au-delà des blessures physiques.
L’histoire de Champa
L’histoire de Champa ressemble tristement à celle des autres éléphants esclaves. Lorsqu’elle a été repérée par WSOS, elle avait 38 ans. Elle promenait des touristes depuis le parking d’un hôtel très fréquenté, situé sur l’autoroute qui relie Delhi à Agra. C’est sur cette route aussi que des dizaines d’ours dansaient… Champa boitait et gémissait à chaque pas. Une blessure à sa patte avait été camouflée sous des dessins colorés, comme le font tous les propriétaires d’éléphants. Les touristes ne se rendaient compte de rien. Son propriétaire a expliqué qu’un morceau de métal lui avait pénétré dans le pied, entre deux ongles, peu de temps auparavant. La blessure était profonde, brûlante et enflée. L’éléphante a donc été tout de suite mise sous antibiotiques. Depuis plus de 30 ans, sa vie n’est que représentations pour des cérémonies, des festivals, des courses, et sa seule récompense, un peu de fourrage et d’eau. Malgré tout cela, Champa s’est toujours montrée loyale et affectueuse envers sa famille humaine, comme la plupart des éléphants d’ailleurs...

Pas de répit
Malheureusement, ses propriétaires sont loin de tels sentiments. Ils ont donc continué à la faire travailler dans les rues polluées de Agra au lieu de lui accorder le repos qui seul aurait permis la guérison de sa blessure… Aujourd’hui, 9 ans après, sa blessure la fait toujours souffrir et a pris des proportions inquiétantes. L’abcès a enflé jusqu’au genou et a largement rempli un seau de pu lorsqu’il a été drainé… Champa doit être sauvée de toute urgence de ces gens qui refusent même de la soigner ! A défaut de découvrir la vie sauvage, elle a le droit, au moins, de connaître une existence sans douleur…
Un sanctuaire pour les éléphants captifs
Champa pourrait être la première éléphante sauvée de l’esclavage en Inde. Après elle, d’autres éléphants pourraient être sauvés du joug des humains. La libération de ceux qui sont aujourd’hui enfermés dans les zoos et les cirques est déjà à l’étude. Champa pourrait donc être la première pensionnaire d’un sanctuaire dédié au sauvetage des éléphants esclaves… Dans ce sanctuaire, les éléphants bénéficieraient de soins vétérinaires adaptés et de toute l’affection dont ils ont besoin. Ils pourraient y prendre le temps de jouer, de se reposer et manger à leur faim…
Ce que vous pouvez faire
Nous avons besoin de votre soutien pour créer ce sanctuaire et en faire un havre de paix. Champa aura besoin de 100 à 200 kg de nourriture par jour et de soins vétérinaires. Pour lui assurer un bien-être optimum, il faut aussi lui construire un enclos fermé, avec un bassin et il faut permettre à ceux qui s’en occupent de loger sur place ! Mais pour que sa libération soit possible, nous avons besoin de votre don…
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