Une étude a montré un lien entre l'exposition des agriculteurs aux pesticides, et des anomalies du génôme. Ce constat fait suite à des recherches menées conjointement par le centre d'immunologie de Marseille-Lumigny et la Ligue contre le Cancer, dont les résultats ont été présentés le 5 février : les agriculteurs sont plus sujets à présenter des biomarqueurs précurseurs de cellules tumorales, normalement absents d'une cellule saine. Cette étude menée sur des affiliés de la Mutuelle Sociale Agricole, comprenait un volet épidémiologique et un volet biologique. Déjà, en 2008, les chercheurs avaient démontré un risque plus élevé de cancers lymphatiques chez les agriculteurs exposés aux pesticides. Aujourd'hui, ces résultats permettront certainement, à terme, d'évaluer de nouvelles stratégies de dépistage grâce à ces biomarqueurs prédictifs.





























